Actualisé 08.01.2020 à 15:47

France

Le mari d'Alexia est renvoyé aux Assises

L'homme qui a reconnu avoir tué son épouse en 2017 pourrait être jugé cette année encore, en France. Il encourt la perpétuité.

Le mari de la jeune femme risque la perpétuité.

Le mari de la jeune femme risque la perpétuité.

AFP

Jonathann D., qui avait avoué le meurtre de son épouse, Alexia, en 2017, va être jugé devant les Assises de la Haute-Saône pour «meurtre sur conjoint», faits passibles de la réclusion à perpétuité, a indiqué mercredi à l'AFP son avocat, Me Randall Schwerdorffer.

«J'en ai eu connaissance (mercredi) matin. Il est renvoyé pour meurtre» sur conjoint, a indiqué Me Schwerdorffer, confirmant une information du journal «Le Parisien». Selon l'avocat, le procès, qui n'est pas encore audiencé, pourrait se tenir devant les assises de la Haute-Saône, à Vesoul, «fin mai ou courant juin».

Préméditation écartée

Dans son ordonnance de mise en accusation, signée début janvier, la juge chargée d'instruire le dossier a écarté la préméditation, selon elle pas établie à l'issue de l'enquête, a souligné le conseil.

Elle a également rejeté les demandes formulées récemment par les proches d'Alexia: convaincus que Jonathann avait tenté d'empoisonner sa femme «à petit feu», ils avaient réclamé de nouvelles expertises relatives à des substances retrouvées dans le corps de la jeune femme lors de l'autopsie.

Ils avaient également demandé, là encore en vain, à ce que les poursuites à l'encontre de l'époux soient étendues à la modification de scène de crime et atteinte à l'intégrité d'un cadavre, Jonathann ayant avoué avoir voulu brûler le corps de sa femme. «Tout a été rejeté», a commenté Me Schwerdorffer, qui insiste sur le fait que son client ne sera jugé «que sur les faits de meurtre (sur conjoint), à l'exclusion de tout autre fait». «L'ordonnance de mise en accusation est conforme aux éléments qu'on avait dans le dossier», a-t-il ajouté.

«Reste en suspens un problème de qualification entre violences volontaires et meurtre » qui feront partie des débats «juridiquement ouverts» devant la cour d'assises, a-t-il poursuivi.

«C'est long»

Jonathan D. «attend son procès», a expliqué Me Schwerdorffer. «C'est long et extrêmement tendu comme situation (...) C'est une attente extrêmement difficile à vivre».

Jonathann D. s'était d'abord fait passer pendant trois mois pour un époux éploré, sans nouvelles de sa femme partie faire son jogging, avant de reconnaître l'avoir frappée et étranglée en octobre 2017, à Gray-la-Ville (Haute-Saône, France) lors d'une violente dispute, puis avoir incendié partiellement le corps. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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