Le mariage à l'italienne a du plomb dans l'aile
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Le mariage à l'italienne a du plomb dans l'aile

L'Italie catholique, toujours très attachée à l'institution du mariage, se convertit avec prudence à la cohabitation hors mariage.

Quasi inexistante il y a encore une trentaine d'années, la cohabitation hors mariage concerne maintenant un quart des jeunes couples italiens: selon l'étude de l'Istat publiée cette semaine, 25,1% des mariages conclus entre 1999 et 2003 ont commencé par une période de cohabitation. Ils n'étaient que 1,4% avant 1974.

Mais les changements concernent aussi la perte d'influence des parents sur le choix des jeunes Italiens: la tradition voulait naguère que l'on rencontre son conjoint dans l'entourage de la famille ou dans le voisinage proche. Aujourd'hui, les jeunes tombent amoureux dans des fêtes entre amis, au travail, à l'université, en vacances, en discothèque, voire dans la rue.

Et plus question, une fois mariés, de s'installer sous le même toit que les parents: cette solution, qui concernait 36,6% des jeunes couples en 1965, est tombée à 10,2% après 1993.

Les ponts ne sont cependant pas totalement rompus, puisque près de la moitié des jeunes mariés (45,1%) choisissent «l'intimité à distance» avec les parents, en trouvant à se loger pas trop loin d'eux.

Quant aux familles nombreuses dont les vicissitudes ont alimenté durant des décennies la littérature et le cinéma de la Péninsule, elles ont vraiment disparu de l'imaginaire italien: hommes et femmes rêvent d'avoir deux enfants en moyenne.

(afp)

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