02.08.2020 à 17:05

Coronavirus

Le masque n’est pas encore arrivé dans les pays nordiques

En Suède, au Danemark, en Norvège ou encore en Finlande: les visages masqués se font extrêmement rares. Et pour cause: la mesure n’est pas au centre des plans d’action gouvernementaux.

Le masque est très rarement porté sur une base purement volontaire, en témoignent les rues de Stockholm, le 27 juillet dernier.

Le masque est très rarement porté sur une base purement volontaire, en témoignent les rues de Stockholm, le 27 juillet dernier.

AFP

Même Donald Trump a fini par l’enfiler et son usage se généralise à travers le monde: pourtant les autorités des pays nordiques, comme leurs plus de 25 millions d’habitants, continuent pour l’heure à bouder le masque pour combattre la pandémie de Covid-19.

Dans les rues de Stockholm, de Copenhague, d’Oslo ou d’Helsinki, ou même dans les supermarchés, bureaux, bus et métros, difficile de trouver des porteurs de masques, qui se limitent à une infime minorité, souvent des touristes.

Selon un récent sondage de l’institut Yougov, seuls 5 à 10% des sondés dans les pays nordiques disaient utiliser un masque dans les lieux publics, une proportion restée absolument stable depuis le début de la crise en mars. Dans le même temps, cette part d’usagers s’envolait au-delà des 70 voire des 80% dans la vingtaine d’autres pays suivis, de l’Inde aux États-Unis en passant par la France.

Suivre les consignes

«J’ai l’impression que si le gouvernement ne dit pas clairement «nous vous conseillons de porter un masque», personne ne le fera», estime Camille Fornaroli, une étudiante française de 21 ans choquée de voir si peu de masques à Stockholm, y compris dans le métro.

Pour Birgitta Wedel, une retraitée de 63 ans: «Ce serait bien si les autorités suédoises conseillaient le port du masque, au moins dans les transports. Mais je n’en mettrai pas un si je suis la seule, j’attends que les autorités prennent une décision officielle.»

«Les Suédois prennent leurs responsabilités», assure Marten Sporrong, un homme d’affaires de 50 ans, malgré l’épidémie encore bien active à Stockholm. «Mais nous suivons les recommandations gouvernementales. S’ils nous disent que nous n’avons pas besoin de masque, nous n’en mettrons pas», dit-il à l’AFP.

Face au coronavirus, la Suède avait choisi une stratégie moins stricte, qui a laissé ses voisins sceptiques sur son bilan (plus de 80’000 cas et 5700 décès). Mais dans le refus de recommander le port des masques, les pays nordiques ont été unanimes, même si les interrogations émergent ces derniers jours.

«Faire plus»

«En dehors de la Suède, il y a eu très peu de cas dans ces pays. Donc je ne leur jette pas la pierre, tant qu’ils ont eu une distance sociale raisonnable et que le traçage des cas est fait correctement. Mais ce serait une bonne chose à faire en plus», explique KK Cheng, épidémiologiste à l’Institut de recherche appliquée en santé de Birmingham.

Interrogé mardi sur ce qui pourrait le faire changer d’avis, l’épidémiologiste en chef suédois, Anders Tegnell, a répondu qu’il attendait encore «une forme de preuve qu’ils sont efficaces».

Pas assez de preuves d’efficacité? «C’est absolument faux, c’est irresponsable et têtu», s’agace M. Cheng. «Si ceux qui pensent comme lui ont tort, cela coûte des vies. Mais si moi j’ai tort, quel dégât est ce que cela fait?» plaide ce partisan du port du masque.

Revirement islandais

L’Islande, cinquième des pays nordiques qui jusqu’ici s’était refusé à toute recommandation sur les masques, a annoncé jeudi que ledit masque serait désormais nécessaire dans les transports en commun, vols intérieurs, ferries et salons de coiffure.

Au Danemark, l’autorité sanitaire a timidement recommandé le port du masque début juillet après un avis de l’OMS. Dans des cas très limités, notamment quand on va se faire tester à l’hôpital ou dans les transports de retour d’une zone à risque.

«À l’heure actuelle, le masque n’a pas de sens», a maintenu mardi le directeur de l’Agence danoise de santé Soren Brostrom. «Mais à plus long terme est ce que cela peut être utile dans les transports ou autre? On doit bien sûr l’évaluer», a-t-il dit à la télévision DR.

Même ligne en Norvège ou encore en Finlande: pas d’opposition de principe, assure-t-on. «Actuellement, nous sommes dans une situation très chanceuse (…) Mais c’est peut-être quelque chose que l’on devra envisager dans un avenir proche si la contamination augmente», a déclaré à l’AFP, Are Stuwitz Berg, médecin à l’autorité sanitaire norvégienne FHI.

(ATS)

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144 commentaires
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Jon

03.08.2020 à 12:26

Pas de masque en Norvège, Danemark et Finlande et moins de cas tous les trois réuni par rapports à la suisse ou le masque et obligatoire dans les transports que dire il ont des pouvoir magique ces viking des super guerriers

Les meilleures

03.08.2020 à 11:13

De belles femmes en tout cas. Et du monde au balcon.

Liberland

03.08.2020 à 07:01

Non seulement pratiquement tous les masques sont produits en Chine certains emballés dans de petites sarl ou gmbh entrepots et mains d oeuvres pas cher, 3 jeunes ont fait fortune en Suisse très vite business rentable pour démarrer comme indépendant bon plan mais cela devient saturé tout le monde se lance dans ces créneaux, faire fortune en 6 mois en Suisse c est bon pour le moral on peux respirer ! Que fait Flawa ou d autres ils dorment ou sont empêcher de produire !