Le match Suisse - Allemagne sera décisif
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Le match Suisse - Allemagne sera décisif

Une année et un jour après la défaite concédée à Miami devant la Colombie (3-1), l'équipe de Suisse alignera à nouveau deux attaquants au coup d'envoi.

Köbi Kuhn n'a, contrairement à son habitude, pas fait mystère de ses intentions à la veille de défier l'Allemagne à Bâle: le revenant Alex Frei sera associé à la pointe de l'attaque au buteur de Wembley Eren Derdiyok mercredi au Parc St- Jacques.

«J'ai toujours souhaité évoluer avec deux attaquants, affirme Köbi Kuhn. Le retour de Frei et l'avènement de Derdiyok m'offrent cette possibilité contre l'Allemagne». Le grand perdant dans l'affaire se nomme, à décoder le discours du coach national, donc Blaise Nkufo. Brillant en août dernier contre les Pays-Bas, le buteur de Twente Enschede reste sur une mi-temps catastrophique à Wembley. Il n'est plus aujourd'hui que le quatrième attaquant de Köbi Kuhn derrière Frei, Streller, qui est toujours blessé, et Derdiyok.

«Je veux que les 40 000 spectateurs du Parc St-Jacques découvrent une équipe de Suisse ambitieuse, souligne Köbi Kuhn. Nous affrontons une très grande nation avec l'Allemagne. Mais j'ai voulu que la Suisse se mesure à des adversaires de cette trempe afin que mes joueurs connaissent le tarif avant l'EURO. Après avoir joué contre l'Allemagne, le Brésil, l'Argentine, les Pays-Bas et l'Angleterre, ils sauront parfaitement ce que demande le haut niveau !»

La culture du résultat

A la recherche d'une victoire devant l'Allemagne depuis... 1956, la Suisse livrera mercredi «le» match le plus important avant l'EURO selon Alex Frei. «Le stade sera plein. Même si la pression ne sera pas la même que le 7 juin contre les Tchèques, cette rencontre face à l'Allemagne est une étape importante pour l'équipe», souligne le capitaine. Satisfait de ses performances depuis son retour sur les terrains - «j'ai joué sept matches pour une seule défaite. Et j'ai, surtout, réussi cinq assists», précise- t-il - Alex Frei n'ignore pas que la Suisse glisse sur une mauvaise pente avec ses trois défaites de rang contre les Etats-Unis (1-0), le Nigeria (1-0) et l'Angleterre (2-1). «Contre les Etats-Unis et le Nigeria, l'équipe aurait dû tenir le 0-0. Même dans les matches amicaux, il y a une culture du résultat à respecter. On doit éviter à tout prix la défaite, tonne-t-il. A Wembley, l'équipe a livré un bon match. Mais on ne peut pas être satisfait avec ce score de 2-1. C'est manquer d'ambition !».

On peut faire confiance au Bâlois pour insuffler à nouveau cette rage de vaincre à une équipe qui, il est vrai, est apparue encore bien trop tendre à Londres. «Mais ne nous jugez pas après ce match contre l'Allemagne ! Le seul qui compte, c'est celui du 7 juin contre les Tchèques, lâche Frei. Il faut que les vingt-trois sélectionnés l'abordent dans la forme de leur vie. On aurait l'air malin si on bat l'Allemagne mercredi mais que l'on s'incline contre les Tchèques...»

Les titularisations de Frei et de Derdiyok relègueront très certainement Hakan Yakin sur le banc. Köbi Kuhn ne dérogera pas, en effet, à son milieu à quatre avec Behrami à droite, Gelson et Inler dans l'axe, et Barnetta à gauche. Malgré une tendinite qui le fait souffrir, Behrami a été déclaré apte au service. Le Tessinois n'a pas écouté le discours de la Lazio qui lui conseillait de faire l'impasse sur ce match. Il sait que cette rencontre contre l'Allemagne est pratiquement sa dernière chance de convaincre enfin le coach national.

(ats)

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