GenèveLe MCG gêné par les propos d'un de ses élus
Le coresponsable de la section Ville de Genève se déchaîne sur les réseaux sociaux. Son parti lui demande de la prudence.
- par
- mpo

Laurent Leisi gère deux profils Facebook.
Le pape François accusé d'être trop indulgent envers les migrants, les pays d'immigration musulmane mis en garde contre le terrorisme ou encore Pierre Bergé épinglé comme «pornocrate». Ce sont quelques exemples des propos polémiques tenus sur Facebook par Laurent Leisi, coresponsable du MCG en Ville de Genève.
Elu sous surveillance
Le conseiller municipal assume les diatribes tenues sur ses deux profils Facebook. Il concède «grossir le trait pour attirer l'attention». Selon la «Tribune de Genève», le MCG ne voit pas cette attitude d'un très bon oeil. «On surveille, admet Ana Roch, présidente du parti cantonal. On lui a dit souvent de faire très attention car, membre d'un parti et de surcroît élu, il n'engage pas que lui. Il est toujours un peu sur le fil et il a déjà été sanctionné par Facebook».
Pas raciste
Laurent Leisi se défend lui de tout racisme, xénophobie ou antisémitisme. Contrairement à la présidente du MCG, il estime que ses propos n'engagent que lui et ne voit pas comment il pourrait «déraper».
Pour l'heure, aucune décision n'a été prise concernant sa présence sur les listes pour les élections cantonales du printemps 2018.
Propos condamnés: La Fédération genevoise des associations LGTB a "fermement condamné les propos injurieux et homophobes" relayés sur Facebook par Laurent Leisi. La fédération demande à ce que le MCG se positionne par rapport au post incriminé et prenne les mesures adéquates. Le communiqué déplore également que le manque d'une norme pénale contre la discrimination homophobe et transphobe ait empêché les associations de porter plainte.
Propos condamnés: La Fédération genevoise des associations LGTB a "fermement condamné les propos injurieux et homophobes" relayés sur Facebook par Laurent Leisi. La fédération demande à ce que le MCG se positionne par rapport au post incriminé et prenne les mesures adéquates. Le communiqué déplore également que le manque d'une norme pénale contre la discrimination homophobe et transphobe ait empêché les associations de porter plainte.