Actualisé 27.04.2008 à 18:21

Le MCG remet en cause la sécurité du parlement

L'évacuation, jeudi soir, de quatre individus anti-MCG
a mis le feu aux poudres
du Grand Conseil genevois.

«L'incident de jeudi soir a démontré les limites de la présidente. Elle n'est résolument pas à la hauteur de sa fonction, a dénoncé Eric Stauffer. Il a aussi démontré que n'importe quel quidam peut pénétrer armé dans l'hémicycle et faire feu sans que personne ne puisse s'y opposer», s'est alarmé le président du Mouvement Citoyens Genevois (MCG).

A l'origine du coup de sang de l'élu, il y a l'évacuation «trop lente» par la police de quatre individus assis dans la tribune publique. Pendant que le parlement siégeait, ils se sont levés a plusieurs reprises pour exhiber des T-shirts fustigeant le MCG avec l'inscription «Magouilleurs, cogneurs, girouettes».

«Avec deux gendarmes, les mesures de sécurité sont suffisantes et ne seront pas modifiées», a rétorqué Loly Bolay. Refusant de répondre aux attaques personnelles, la présidente du législatif a minimisé l'incident. «La mesure était proportionnelle. L'attitude des quatre hommes ne méritait pas une expulsion immédiate.»

Reste que cette évacuation intervient dans un climat sécuritaire déjà exacerbé par une autre affaire: fin février, la police avait retrouvé le dénommé Rolf le visage ensanglanté dans les travées du parlement («20 minutes» du 24 février). L'homme accusait Eric Stauffer de l'avoir agressé. «Une enquête est toujours en cours», a rappelé la présidente, Loly Bolay.

Giancarlo Mariani

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