Actualisé 30.09.2011 à 20:53

Procès Jackson Le médecin a menti aux secours

Le docteur Conrad Murray a menti aux secours venus en urgence au domicile de la star. Le médecin n'aurait jamais mentionné lui avoir administré l'anesthésiant propofol.

L'un des pompiers dépêchés au domicile de Michael Jackson après l'appel aux urgences a affirmé vendredi que le médecin de la star lui avait assuré que le «roi de la pop» ne suivait aucun traitement. Le docteur n'a jamais mentionné lui avoir administré l'anesthésiant propofol.

Richard Senneff témoignait au quatrième jour du procès à Los Angeles du docteur Conrad Murray, poursuivi pour homicide involontaire pour la mort de Michael Jackson, décédé le 25 juin 2009 d'une «grave intoxication» au propofol, un anesthésiant qu'il utilisait comme somnifère.

A son arrivée au domicile de Michael Jackson à 12H26, cinq minutes à peine après l'appel aux secours, M. Senneff a demandé au docteur Murray les antécédents du patient et si ce dernier avait pris ou reçu un médicament.

«Un patient très mince»

Le Dr Murray lui a répondu que le «roi de la pop» était en bonne santé et qu'il lui avait seulement donné du Lorazepam, pour l'aider à dormir.

M. Senneff a trouvé cette réponse «bizarre». Outre la présence d'un médecin dans la pièce, «je voyais un patient très mince, un appareil à perfusion en intraveineuse et des flacons sur la table de nuit», ainsi que des «bouteilles d'oxygène», a déclaré le pompier. Pour lui, «ça ne collait pas».

A la procureur Deborah Brazil, qui lui demandait si le Dr Murray lui avait «signalé, à un quelconque moment, avoir administré du propofol à Michael Jackson», M. Sennef a répondu non. «Il n'a jamais prononcé le mot propofol», a-t-il assuré.

Le pompier a également mis en doute la chronologie des événements présentée par le docteur Murray, à qui il a demandé à son arrivée dans la chambre, depuis combien de temps Michael Jackson se trouvait dans cet état.

«C'est arrivé juste quand je vous ai appelé», aurait répondu le praticien au pompier, qui pensait par conséquent avoir «de bonnes chances» de sauver le patient. Mais en observant le «roi de la pop», M. Senneff estime là encore que quelque chose ne colle pas.

«Sa peau était très froide au toucher. Quand je l'ai regardé pour la première fois, ses yeux étaient ouverts, secs, et ses pupilles étaient dilatées», a-t-il déclaré. (ats)

Un ex-patient dit s'être senti «abandonné» par le Dr Murray

Un ancien patient a affirmé vendredi devant la Cour supérieure de Los Angeles, s'être senti «abandonné» par le docteur Conrad Murray quand le cardiologue a pris congé de ses malades pour s'occuper exclusivement de Michael Jackson.

Au 4e jour du procès de Conrad Murray, poursuivi pour homicide involontaire pour la mort du «roi de la pop», Robert Russell a décrit les soins qu'il avait reçus du cardiologue à Las Vegas, après avoir souffert d'une crise cardiaque en mars 2009.

Il a affirmé avoir été très satisfait du docteur Murray entre cette date et la mi-juin 2009. «Avez-vous le sentiment qu'il vous a sauvé la vie?» a demandé la procureur Deborah Brazil. «Oui», lui a répondu M. Russell.

Mais selon lui, tout change quand le docteur Murray lui annonce qu'il va devoir quitter son cabinet pour «s'occuper d'un seul patient, au Royaume-Uni». Un premier rendez-vous de suivi avec Conrad Murray, le 15 juin 2009, est annulé, puis un second le 22 juin.

«J'étais un peu frustré. C'était ma vie qui était en jeu, et je voulais savoir exactement où j'en étais. J'avais le sentiment qu'on me devait des réponses», a déclaré M. Russell devant la cour.

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