Actualisé 27.10.2009 à 20:08

Employé d'Unia arrêté en Turquie«Le message est passé»

Murad Akincilar, militant turc d'Unia Genève, est retenu depuis près d'un mois dans son pays d'origine. Une délégation du comité suisse de soutien au syndicaliste est allée faire part de ses préoccupations à Ankara.

von
tpi

La délégation du Comité suisse de soutien à Murad Akincilar est rentrée mardi après-midi. Le conseiller national Carlo Sommaruga, la députée genevoise Laurence Fehlmann Rielle, ainsi qu'Alessandro Pelizzari, responsable régional d'Unia à Genève et Nils de Dardel, avocat du syndicat, s'étaient donnés comme objectif d'aller en Turquie pour faire part de leurs inquiétudes quant au sort du détenu.

«Le message est passé», se réjouit Carlo Sommaruga. La délégation a été reçue par le numéro deux du ministère turc de la justice, ainsi que par le procureur en charge du dossier. Et selon le conseiller national, les personnes rencontrées se sont montrées très réceptives au message de la délégation. «Les autorités turques se sont engagées à communiquer et à informer sur l'avancement de la procédure», précise-t-il.

Murad Akincilar, secrétaire syndical d'Unia et ancien réfugié politique en Suisse, est soupçonné d'entretenir des liens avec des organisations terroristes. Chose dont doute le comité de soutien. Il y a dû avoir «une erreur de casting au moment de l'arrestation, avance Carlo Sommaruga. Murad défend des positions certes radicales, mais toujours respectueuses de l'espace démocratique.» Il espère donc que l'enquête en cours permettra de blanchir le syndicaliste. Mais la situation est complexe, reconnaît le Genevois.

Le parlement bientôt sensibilisé

Avant que la délégation ne s'envole pour la Turquie, les informations sur la santé de Murad Akincilar étaient préoccupantes. Peu d'éléments n'ont filtré depuis. Les personnalités suisses dépêchées sur place n'ont pas pu rencontrer le détenu. Des demandes de libération vont être émises régulièrement, annonce Carlo Sommaruga, même si le but n'est pas à s'immiscer dans la procédure en cours. Le parlement fédéral devrait également être sensibilisé au dossier. Mais pour le conseiller national, l'important réside aujourd'hui dans le fait que «les autorités turcs savent désormais que des gens sont préoccupés par cette affaire et que nous observons son développement.»

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