Actualisé 26.04.2016 à 11:20

GenèveLe meurtrier de La Plaine a maquillé la scène de crime

La reconstitution du crime survenu au début du mois de janvier dans la campagne genevoise a eu lieu lundi. La victime a été tuée d'une dizaine de coups de couteau.

de
leo
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19.10.2018 L'homme qui avait poignardé sa maîtresse, en 2016, écope de 12 ans de prison. Il devra aussi indemniser la fille de la victime.

19.10.2018 L'homme qui avait poignardé sa maîtresse, en 2016, écope de 12 ans de prison. Il devra aussi indemniser la fille de la victime.

Keystone
06.01.16. Dardagny (GE). Une quadragénaire a été tuée au 89 de la route de La Plaine.

06.01.16. Dardagny (GE). Une quadragénaire a été tuée au 89 de la route de La Plaine.

20 minutes/jcu
06.01.16. Dardagny (GE). Le mercredi, des scellés étaient toujours apposés sur la porte de la victime.

06.01.16. Dardagny (GE). Le mercredi, des scellés étaient toujours apposés sur la porte de la victime.

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Entre 10 et 13 coups de couteau. C'est ce qu'a asséné le meurtrier d'une femme de 49 ans dans un immeuble de La Plaine (GE) durant la nuit du 4 au 5 janvier. La reconstitution des faits a eu lieu lundi en présence du suspect, qui avait déjà avoué, rapporte la «Tribune de Genève». L'homme, un Suisse d'une trentaine d'années vivant en France voisine et garagiste de profession, avait rencontré la victime, une habitante de La Plaine sans profession, il y a quelques années via des réseaux sociaux. Ils avaient noué une relation intime.

Une rupture

Le soir des faits, le prévenu, sans antécédents judiciaires, a voulu rompre avec sa maîtresse, qui vivait seule avec son chien et ses trois chats. Une dispute a alors éclaté entre les amants. Lors de la reconstitution, le suspect a assuré ne se souvenir que des deux premiers coups de couteau. Pourtant entre 10 et 13 coups ont été donnés. Il a expliqué aussi ne pas se rappeler l'agonie de la quadragénaire, en évoquant un trou noir. Après être resté un certain temps à côté du corps, il a pris trois téléphones portables et une boîte à tabac appartenant à la défunte puis a quitté les lieux. Il voulait, a-t-il dit, faire croire à un cambriolage qui a mal tourné. Il s'est ensuite débarrassé des objets emportés.

Sentiment de culpabilité

Le lendemain, il dit avoir entendu à la radio que la femme était décédée. C'est là qu'il a réalisé qu'il était l'auteur du crime. En proie à un fort sentiment de culpabilité, il a expliqué avoir été soulagé par son interpellation, le 12 janvier, chez son amie dans le canton de Vaud. De son côté, la fille de la victime, qui avait découvert le corps, aurait déjà vu le prévenu par le passé. Ce dernier est actuellement soumis à une expertise psychiatrique.

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