Affaire Semhar: Meurtrier insolvable: les indemnités sont revues à la baisse
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Affaire SemharMeurtrier insolvable: les indemnités sont revues à la baisse

La famille de la fillette violée et tuée en 2012 peine à accepter que les sommes versées pour tort moral aient été diminuées.

par
mpo
La petite Semhar a été violé avant d’être étranglée en août 2012.
La petite Semhar a été violé avant d’être étranglée en août 2012.TDG

Après avoir supporté la mort de sa fille et deux procès durant lesquels le meurtrier n’a jamais avoué son crime, la famille de la petite Semhar, violée et tuée en 2012, doit maintenant faire face à des décisions négatives concernant les indemnités pour tort moral. La «Tribune de Genève» a appris que celles-ci, pour cause d’insolvabilité du condamné, avaient été revues à la baisse. L’homme, ancien compagnon de la mère, aurait dû verser à la famille quelque 180’000 francs, dont 80’000 à la sœur et au frère de la victime, avec 5% d’intérêts à compter de 2012. Mais, sans argent, il est dans l’incapacité d’honorer cette obligation. La famille de Semhar et leur avocat ont donc fait appel à l’instance d’indemnisation prévue dans ce cas pour les victimes (LAVI). Celle-ci a revu les montants à la baisse. Ainsi, les proches parents de la jeune fille de 12 ans ne devraient toucher que 56’000 francs au total. Pour le conseil de la famille, Me Robert Assaël, c’est «écœurant». Si la mère explique que l’argent ne ramènera pas sa fille, elle dit vivre cette décision comme un «retour en arrière». Quant à la LAVI, elle justifie sa position par le fait que la collectivité publique, qui n’est pas responsable des conséquences du crime, ne peut être «nécessairement tenue à des prestations aussi étendues que celles exigibles de la part de l’auteur de l’infraction». Robert Assaël indique qu’il va former recours contre cette décision.

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