France - Le meurtrier présumé des Cévennes refuse l’aide d’un avocat
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FranceLe meurtrier présumé des Cévennes refuse l’aide d’un avocat

Le jeune homme qui a abattu son patron et un collègue mardi dans le Gard, avant de se rendre trois jours plus tard, a rejeté toute assistance judiciaire en garde à vue.

Plus de 350 gendarmes aidés d’hélicoptères, de drones et de chiens avaient été mobilisés pour retrouver le fugitif.

Plus de 350 gendarmes aidés d’hélicoptères, de drones et de chiens avaient été mobilisés pour retrouver le fugitif.

AFP

L’auteur présumé d’un double meurtre dans les Cévennes interrogé en garde à vue par des gendarmes a refusé l’assistance d’un avocat, a indiqué samedi le procureur de Nîmes.

Pas obligatoire

«En dépit de propositions réitérées des officiers de police judiciaire, Valentin Marcone n’a pas souhaité être assisté par un avocat», a expliqué Eric Maurel qui tiendra un point presse sur cette audition dimanche à 11H30 au palais de justice de Nîmes.

Samedi matin, le magistrat avait indiqué à l’AFP que Valentin Marcone 29 ans s’exprimait «de manière tout à fait cohérente» devant le enquêteurs, tout en précisant qu’il ne s’exprimerait pas sur le contenu de sa déposition avant la fin de sa garde à vue.

«La présence d’un avocat n’est obligatoire que devant le juge des libertés et de la détention (JLD)", rappelle le procureur Eric Maurel, précisant qu’un avocat commis d’office sera désigné à ce stade de la procédure pour l’assister lors du débat sur son placement en détention.

«Auparavant, lors de l’interrogatoire de première comparution devant le juge d’instruction qui devrait prononcer sa mise en examen pour «assassinats», la personne déférée peut refuser la présence d’un avocat. Dans ce cas, le juge d’instruction ne peut pas lui poser de questions et la personne peut garder le silence ou faire une déclaration spontanée», a-t-il ajouté.

«Affaibli et hagard»

Le jeune homme avait pris la fuite mardi dans la forêt cévenole après avoir abattu son patron et un de ses collègues dans la scierie où il travaillait, dans le village des Plantiers (Gard).

«Affaibli et hagard», il s’est rendu sans violence vendredi vers 19H15 à une patrouille de gendarmes alors qu’une équipe du GIGN (unité d’élite de la gendarmerie) ratissait le secteur, aux abords de l’église de Saint-Marcel de Fontfouillouse, à quelques kilomètres du lieu du crime.

«J’ai demandé à ce qu’il soit immédiatement vu par un médecin qui a jugé que son état était compatible avec une garde à vue», a indiqué à l’AFP le procureur de Nîmes pour qui le suspect avait «surtout besoin de se restaurer et de dormir».

Lorsqu’il s’est rendu, Valentin Marcone n’avait pas de nourriture sur lui. Il était affamé et déshydraté, avait indiqué un responsable de la gendarmerie.

«Une première audition, très sommaire, a eu lieu après son placement en garde à vue mais nous avons convenu de le laisser se reposer avant de l’interroger à nouveau. Son audition a donc repris samedi matin dans les locaux de la section de recherche de la gendarmerie de Nîmes», a ajouté le magistrat.

Plus de 350 gendarmes aidés d’hélicoptères, de drones et de chiens, notamment des Saint-Hubert connus pour leur exceptionnelle capacité olfactive, avaient été mobilisés pour retrouver le fugitif qui était présenté comme dangereux et «susceptible d’être porteur d’une arme de poing et d’une carabine de précision».

Mardi, c’est à la suite d’une simple remarque de son patron, à qui il n’aurait pas dit bonjour, qu’il aurait sorti un pistolet et tiré, l’abattant lui puis un de ses collègues de plusieurs balles dans la tête, avant de prendre la fuite.

(AFPE)

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