24.09.2020 à 08:33

BasketballLe Miami Heat s’est trouvé un Herro

Les Floridiens mènent 3-1 dans leur série contre Boston et ne sont plus qu’à une victoire des finales NBA.

de
AFP/JSA
Tyler Herro a fait parler la poudre lors du game 3.

Tyler Herro a fait parler la poudre lors du game 3.

KEYSTONE

«I need a hero», le tube de Bonnie Tyler va probablement devenir l’hymne du Heat: son formidable rookie, Tyler Herro, 20 ans à peine, a écœuré Boston (112-109) avec ses 37 points pour approcher Miami à une victoire des finales NBA.

«Il n’a jamais été en finale NBA, et je veux y aller pour lui»

Tyler Herro, joueur du Heat

Les ressources de l’équipe entraînée par Erik Spoelstra et façonnée par le président Pat Riley, dont la légende s’écrit autant dans cette fonction que dans celle de coach gagnant qu’il fut aux Lakers puis au Heat, sont immenses. Quand ce n’est pas Jimmy Butler, Goran Dragic ou Bam Adebayo, c’est Herro, gamin aussi décomplexé que talentueux, qui vient jouer les patrons, avec une confiance immense accordée par ses aînés.

Une action a symbolisé cette idée du tout-collectif, où le leader sait s’effacer devant celui qui a les clés, quand Butler, pourtant en bonne position et que tout le monde attendait au tir, a anticipé, espéré, vu et validé la course au panier de son jeune coéquipier en lui offrant le ballon pour un panier quasiment létal (107-98).

Après-coup, Herro a rendu la politesse: «Tout ce que je fais, je le fais encore plus pour Jimmy. C’est un grand frère pour moi. Depuis le premier jour, il m’aide. Il n’a jamais été en finale NBA, et je veux y aller pour lui.»

«Pour lui, le cercle était aussi large que l’océan»

Brad Stevens, coach de Boston

Ainsi fonctionne cette équipe de Miami, qui pourrait en cas de 4e succès vendredi renouer avec la finale du championnat, six ans après la dernière. A l’époque c’est un «Big 3» composé de LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh, qui avait échoué à remporter un troisième sacre d’affilée, battu par San Antonio.

Ce Heat version 2020 ne possède aucune grosse star --même si Butler en a la carrure--, mais elle a des vertus collectives, un altruisme, qui forcent le respect. Et si la lumière est sur Herro au terme de ce match No 4, elle pourrait la prochaine fois en éclairer un autre, de Jay Crawder à Andre Iguodala, déjà habitué à être l’homme de l’ombre qui change les finales ces dernières saisons avec Golden State.

Il est toutefois encore prématuré de projeter le Heat dans une quête d’un quatrième titre, d’autant que les Celtics, menés de 12 points au 3e quart-temps, ont échoué de peu de renverser la situation et donc d’égaliser à 2-2. Mais comme en a convenu leur entraîneur Brad Stevens après le match, «la différence, c’est Herro qui l’a faite, il a été terriblement fort. Pour lui, le cercle était aussi large que l’océan».

Digne de «Magic»

C’est en effet l’impression qu’a laissé sa performance, une partition exceptionnelle qui l’a vu rentrer 14 de ses 21 tirs (dont 5/10 à trois points, 6 rebonds, 3 passes) et éclairer le jeu avec une simplicité et une classe impressionnantes à ce stade, surtout pour une première.

Sa passe d’armes en seconde période avec Jayson Tatum donne un peu plus de valeur à l’ensemble. Car la jeune star des Cs, qui a raté ses sept premiers tirs dans les deux premiers quart-temps, a ensuite eu une réaction de champion, réussissant 28 points (9 rebonds). Et plus d’une fois, un shoot derrière l’arc de l’un a répondu à celui de l’autre.

Les Floridiens, dont la défense de zone a encore été dissuasive, ont aussi pu compter sur les apports d’Adebayo (20 points, 12 rebonds, 4 passes) et de Butler (24 pts, 9 rebonds, 3 passes), auteur des lancers francs qui ont maintenu l’écart au score dans les dernières secondes. Les Celtics ont aussi payé trop de pertes de balles (19 contre 8 en face) et peut-être manqué d’un second souffle derrière Tatum, même si Jaylen Brown (21 points) et Kemba Walker (20 points) n’ont pas démérité.

Seulement face à eux, Herro s’est montré «Magic», digne de son glorieux aîné des Lakers, le seul à avoir fait mieux que lui en play-offs à 20 ans, avec 42 points inscrits en finales 1980 contre Philadelphie. A l’époque, Pat Riley était déjà là.

Le résultat

NBA. Finale de la conférence Est (au meilleur des sept matches)

Miami Heat – Boston Celtics 112-109

Miami mène 3 victoires à 1 dans la série

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5 commentaires
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Frero

24.09.2020 à 10:28

Il font plus la grève pour soutenir le frère au ´un très méchant a tiré dessus

Pierre Maudet

24.09.2020 à 09:44

Mais quel match du gamin, un coup de chaud au meilleur moment

NBAfan

24.09.2020 à 09:30

Cette équipe de Miami est vraiment impressionnante ! Un joueur différent prend feu à chaque match ! C'est vraiment difficile pour les adversaires de défendre sur une telle force collective ! Vive la NBA !