Physicien du CERN soupçonné: Le Ministère public classe l'enquête
Actualisé

Physicien du CERN soupçonnéLe Ministère public classe l'enquête

Le volet suisse de l'affaire de l'ingénieur franco-algérien du CERN et de l'EPFL accusé de terrorisme est clos.

Le Ministère public de la Confédération (MPC) a classé l'enquête pénale, car il n'a pas été possible d'identifier le ou les auteurs de l'infraction supposée.

Le MPC a classé l'affaire le 26 novembre, a indiqué jeudi sa porte-parole Jeannette Balmer, confirmant une information du quotidien «Le Matin». Le MPC avait diligenté une procédure contre inconnus pour soupçon d'appartenance à une organisation criminelle.

Le MPC a principalement été chargé de l'exécution d'une demande d'entraide judiciaire émanant de la France. La commission rogatoire a été exécutée en mai 2010 et les résultats ont été transmis aux autorités françaises.

L'ingénieur, alors âgé de 32 ans, avait été arrêté début octobre 2009 en France. Il est soupçonné d'avoir voulu commettre des attentats sur des chasseurs alpins français. Toujours en détention en France, il est inculpé d'»association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste» pour des liens présumés avec Al- Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

L'ingénieur travaillait depuis 2003 au Centre européen de recherche nucléaire (CERN) à Genève. Il aurait également enseigné à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). (ats)

Ton opinion