Actualisé 25.02.2020 à 16:56

Genève

Le Ministère public innocente Simon Brandt

Le Parquet a partiellement classé la procédure visant le député PLR pour violations du secret de fonction. Le volet le plus grave est enterré.

de
Jérôme Faas
Simon Brandt est le candidat PLR pour l'élection au Conseil administratif de la Ville de Genève.

Simon Brandt est le candidat PLR pour l'élection au Conseil administratif de la Ville de Genève.

Keystone/Jean-christophe Bott

Simon Brandt n'a pas consulté sans autorisation des fichiers de police. Il s'en était immédiatement défendu après son arrestation musclée du 13 décembre. Le Ministère public lui a donné raison ce mardi. Via un communiqué, il a indiqué qu'il entendait classer le volet de la procédure ouverte en juin 2019 à l'encontre de l'ex-député PLR aujourd'hui candidat au Conseil administratif de la Ville de Genève. Il concernait une potentielle violation du secret de fonction commise en sa qualité de collaborateur du service d'analyse stratégique de la police.

Le Ministère public explique avoir reçu ce jour le rapport de l'IGS (la police des polices) «qui, après une analyse approfondie, constate qu'aucun indice ne vient confirmer la consultation par Simon Brandt d'une inscription au journal de la police (main courante)».

Ne reste donc ouvert que le volet le moins grave, soit la potentielle violation de secret de fonction commise en sa qualité de conseiller municipal de la Ville de Genève. Simon Brandt est soupçonné d'avoir fait fuiter à la presse un rapport du contrôle financier interne portant sur les frais des fonctionnaires de l'administration municipale.

«Pourquoi n'a-t-on pas vérifié avant de m'arrêter?»

«Je suis extrêmement soulagé et je remercie tout ceux qui m'ont soutenu», a réagi Simon Brandt, manifestement ému. Cette issue heureuse, qu'il attendait, le laisse néanmoins interloqué. «Pourquoi n'a-t-on pas vérifié avant de m'arrêter que je ne m'étais pas connecté? Pourquoi ne pas avoir fait une enquête administrative s'il y avait des doutes? Pourquoi m'a-t-on menotté, mis à nu, mis en cellule?» Et de constater que dorénavant, «tout ce qui reste, c'est l'éventuelle transmission d'un rapport sur les frais des fonctionnaires que le préposé cantonal à la protection des données et à la transparence a déclaré d'intérêt public. En gros, il ne reste rien, et pour ce rien, on a envoyé onze policiers pour m'arrêter en me traitant comme un terroriste.»

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