Le ministre israélien de la justice accusé de harcèlement
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Le ministre israélien de la justice accusé de harcèlement

Le ministre israélien de la justice Haïm Ramon a démissionné. Il est accusé d'avoir forcé une soldate de 18 ans à l'embrasser.

Haïm Ramon a annoncé son départ 24 heures après que le procureur général d'Israël Meni Mazouz a affirmé son intention de l'inculper pour avoir embrassé de force cette jeune femme dans un immeuble gouvernemental au cours d'un pot de départ.

Ramon a décidé de renoncer à son droit d'être entendu dans une audience spéciale avant son inculpation. Et précise dans un communiqué que sa démission sera effective à compter de dimanche.

L'incident se serait produit le 12 juillet, jour du lancement de l'offensive israélienne contre le Hezbollah au Sud-Liban.

Haïm Ramon, 56 ans, soutient qu'il est innocent. «Je suis sûr que je réussirai devant le tribunal. Un baiser de deux-trois secondes, si l'on se base sur la version de la plaignante, ne peut pas être transformé en acte criminel», ajoute le ministre démissionnaire. Et de réclamer un procès rapide, «pour des raisons personnelles, mais aussi dans l'intérêt général».

Ramon et la jeune soldate ont donné des versions différentes de cet incident qui n'a duré que quelques secondes.

Meni Mazouz déclare, lui, qu'il n'a pas d'autre alternative que de poursuivre la procédure. «Quand la déposition du plaignant est cohérente et considérée comme étant crédible, et qu'elle est corroborée par un autre témoignage, il n'y a pas d'autre choix que l'inculpation et la comparution devant un tribunal», a souligné le procureur général d'Israël dans un communiqué.

Membre influent du Parti Kadima d'Olmert, Haïm Ramon est l'un des plus proches alliés du Premier ministre et aussi l'un des partisans les plus fervents d'un retrait unilatéral de la plus grande partie de la Cisjordanie d'ici 2010.

Ramon est aussi le dernier haut responsable israélien en date à être en butte avec la justice de l'Etat hébreu. Ehoud Olmert est dans le collimateur du Contrôleur de l'Etat pour une transaction immobilière suspecte à Jérusalem. Le président Moshe Katsav a été accusé par une ancienne employée de harcèlement sexuel bien qu'aucune plainte n'ait été déposée contre lui. Enfin, Tzahi Hanegbi, également membre de Kadima et président de la très influente Commission de la Défense et des Affaires étrangères de la Knesset, a été informé au début de la semaine qu'il serait inculpé pour fraude, corruption et faux témoignage. (ap)

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