Massacre à «Charlie Hebdo»: Le monde entier a été «Charlie» dimanche
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Massacre à «Charlie Hebdo»Le monde entier a été «Charlie» dimanche

Environ 18'000 personnes se sont rassemblées dimanche devant l'ambassade de France à Berlin pour dire leur solidarité. Madrid, Vienne et d'autres capitales ont également montré leur soutien.

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12.01 Selon la presse israélienne, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (ici tout à gauche)  s'est invité lui-même à la manifestation de dimanche à Paris contre le terrorisme islamiste, alors que la présidence française lui avait demandé de ne pas venir. Irritée, la présidence française a répondu qu'elle inviterait le président palestinien Mahmoud Abbas.

12.01 Selon la presse israélienne, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (ici tout à gauche) s'est invité lui-même à la manifestation de dimanche à Paris contre le terrorisme islamiste, alors que la présidence française lui avait demandé de ne pas venir. Irritée, la présidence française a répondu qu'elle inviterait le président palestinien Mahmoud Abbas.

Keystone/AP/Philippe Wojazer
11.01 Les rues de Madrid étaient pleines de manifestants.

11.01 Les rues de Madrid étaient pleines de manifestants.

Reuters/Juan Medina
Reuters/Juan Medina

La Marseillaise chantée à Madrid, drapeau français à Londres, «ensemble contre la haine» à Bruxelles , des milliers dans les rues de Montréal et des pancartes «Nous sommes Charlie» partout: des dizaines de milliers en Europe et dans le monde ont exprimé dimanche leur solidarité avec la France où 17 personnes ont été tuées cette semaine.

A Montréal 25'000 personnes ont marché derrière le maire de la ville Denis Coderre et le consul général de France Bruno Clerc. Dans la foule des drapeaux canadiens, français et québecois et des affichettes «JeSuisCharlie».

A Bruxelles, quelque 20'000 personnes ont marché, sous le slogan «Ensemble contre la haine». «C'est un mouvement magnifique, il y avait le besoin de se regrouper (...) nous disons notre attachement à la liberté de pensée et d'expression, dans le respect des autres, c'est très important», a commenté le dessinateur belge vedette Philippe Geluck, dans le cortège.

Près de 20'000 personnes à Berlin

Même mot d'ordre à Vienne («Ensemble contre le terrorisme»), où 12'000 personnes ont défilé à l'appel du gouvernement autrichien et des communautés religieuses.

A Berlin, 18'000 personnes avaient fait le déplacement sur la totalité de l'après-midi devant l'ambassade de France. Bravant le froid, beaucoup étaient venus en famille et arboraient es pancartes «Berlin ist Charlie» (Berlin est Charlie), ou encore »Surmonter la terreur«, et même une caricature de Mahomet.

Dans la matinée, Madrid avait donné le coup d'envoi, avec plusieurs centaines de personnes rassemblées Puerta del Sol pour observer plusieurs minutes de silence, avant d'entonner l'hymne français et déployer un drapeau bleu-blanc-rouge. «C'était un acte terriblement barbare, ils ont attaqué des valeurs universelles», déclarait Angel Freire, un enseignant espagnol retraité de 65 ans.

Malgré des températures en-dessous de zéro

Les participants devaient ensuite rejoindre un rassemblement prévu devant la gare d'Atocha, théâtre des attentats islamistes les plus meurtriers commis en Europe, le 11 mars 2004, avec 191 morts.

A Stockholm, 3000 personnes ont bravé la neige et des températures en-dessous de zéro - et quelques centaines à Oslo - pour brandir des stylos. «Il est important de soutenir la démocratie et la liberté d'expression», selon Goeran Andersson, 72 ans.

A Londres, environ deux mille personnes se sont réunies sur Trafalgar Square, dressant leurs crayons vers le ciel et munis de pancartes «Je suis Charlie». D'autres manifestants avaient écrit «Je suis juif», ou encore «I am a british muslim» (je suis un musulman britannique).

Dans la soirée la mairie de Londres devait illuminer la façade de National Gallery, des fontaines de Trafalgar Square ainsi que le Tower Bridge aux couleurs du drapeau français.

Irlande, Grèce, Italie aussi

En Irlande 2000 personnes ont participé à une manifestation, selon la police avec des pancartes «Je suis Charlie» en langue gaélique.

A Athènes 500 personnes ont marché sur la place Syntagma, au pied du Parlement, un millier à Thessalonique. De même à Genève 500 personnes se sont rassemblées place De Neuve, 2000 à Lausanne selon la RTS.

A Rome un millier de personnes étaient réunies devant l'ambassade de France à Rome, chantant pour certains la Marseillaise, et autant étaient devant le consulat de France à Milan (nord).

A Luxembourg, ils étaient environ 2000 devant l'ambassade de France et à Lisbonne, quelque 200 personnes manifesté.

Afrique et Amérique du Sud

Hors Europe, 500 personnes ont participé à une cérémonie d'hommage organisée par la mairie de Jérusalem, devant un écran sur lequel était écrit en français «Jérusalem est Charlie».

A Beyrouth, des centaines de personnes se sont aussi retrouvées pour exprimer leur solidarité avec les marcheurs parisiens, certaines tenant un crayon symbolisant la liberté d'expression.

En Afrique, 200 à 300 personnes ont manifesté à Bujumbura, capitale burundaise, pour «un refus de la violence», a déclaré Alexandre Niyungeko, président de l'Union burundaise des journalistes (UBJ), au nom des médias qui ont organisé le rassemblement ajoutant «ceux qui ont attaqué les collègues français nous ont attaqué aussi, ont attaqué le monde».

En Argentine, des centaines de personnes se rassemblaient également à la mi-journée près de l'ambassade de France à Buenos Aires pour dire «Tous Unis» et «Je suis Charlie», tandis qu'en Amérique du Nord, des marches silencieuses étaient prévues à Washington et New York. (afp)

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