Tennis - Le monde est prévenu: Djokovic n’est pas rassasié
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TennisLe monde est prévenu: Djokovic n’est pas rassasié

Le Serbe a glané dimanche son 6e Wimbledon et son 20e titre en Grand Chelem, comme Roger Federer et Rafael Nadal.

par
Jérémy Santallo
La célébration de Novak Djokovic juste avant de quitter le Centre Court dimanche.

La célébration de Novak Djokovic juste avant de quitter le Centre Court dimanche.

REUTERS

Désormais triple tenant du trophée à Wimbledon, après sa victoire en finale hier face à l’Italien Matteo Berrettini (9e), 6-7 6-4 6-4 6-3, Novak Djokovic a dû rendre la coupe, dans les entrailles du Centre Court, après avoir pris la pose au balcon. Puis il a eu des remords. «Est-ce possible de la récupérer pour faire des photos au vestiaire?» a lancé celui qui avait la tête ailleurs après avoir encore mangé un brin de gazon pour son 6e sacre à Church Road.

Après l’Open d’Australie et Roland-Garros, le No 1 mondial s’est emparé hier du 3e tournoi majeur de 2021, gardant intacts ses espoirs de réaliser, en septembre à l’US Open, le Grand Chelem calendaire. Un exploit que n’ont jamais accompli ses deux grands rivaux, avec qui il partage désormais le record de titres (20) en Grand Chelem. «Il y a quelques années, on ne parlait que de Federer, puis de Nadal. Mais pour moi, Novak est le meilleur, a dit son coach, Goran Ivanisevic. Je crois fermement qu’il va gagner les quatre cette année. Et alors, je pense que cette histoire sera terminée.»

Pendant quinze jours à Londres, on n’a pas toujours vu le meilleur «Djoko». Mais à chaque fois qu’il était un tant soit peu bousculé, le Serbe de 34 ans s’est montré le plus fort. «Faire face à la pression dans les moments clés, être décisif quand ça compte vraiment, c’est pour moi l’aspect où je me suis le plus amélioré», s’est-il félicité, avant de poursuivre: «Je n’ai pas l’impression d’être vieux. Je pense même que je n’ai jamais été aussi complet depuis le début de ma carrière.» Le monde est prévenu: Novak Djokovic n’est pas rassasié.

Ashleigh Barty, une No 1 «miraculée»

Blessée à la hanche à Roland-Garros, l’Australienne aurait dû voir sa convalescence s’étaler sur deux mois. Mais six semaines après avoir abandonné au 2e tour à Paris, Ashleigh Barty a réalisé «son plus grand rêve» en remportant samedi le titre à Church Road. «Avoir été capable de jouer à Londres n’est rien de moins qu’un miracle», a confié la No 1 mondiale, après sa victoire sur Karolina Pliskova (Tch, 13e) 6-3 6-7 6-3. Il y a dix ans, elle avait enlevé le titre en juniors. JSA

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