Allemagne: Le moral des consommateurs s'essoufle
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AllemagneLe moral des consommateurs s'essoufle

Le moral des ménages montre des signes d'essoufflement en raison d'un baisse des attentes en ce qui concerne les revenus.

Le moral des consommateurs allemands, qui a progressé très légèrement au mois d'août, devrait stagner en septembre selon le baromètre mensuel de l'institut GfK, signe que cet indicateur robuste jusqu'à présent subit lui aussi l'effet de la crise en zone euro.

L'indicateur a enregistré au mois d'août une très légère hausse à 5,9 points, contre 5,8 points en juillet, confirmant une première estimation il y a un mois, a précisé l'institut dans un communiqué.

Ses composantes ont pourtant reculé en août, comme les perspectives de revenus des ménages à cause de la chute de leurs attentes sur la conjoncture dans les 12 mois à venir, ainsi que leur propension à consommer.

Plus de moyens

L'indice global résiste malgré tout «parce que la propension à économiser faiblit actuellement» et que les consommateurs ont ainsi davantage de moyens financiers à disposition, a expliqué l'institut GfK.

«Un marché du travail encore stable et des accords salariaux relativement généreux par rapport aux années précédentes s'avèrent être des facteurs positifs qui encouragent la consommation», a commenté Thomas Harjes, de Barclays Research.

Forces opposées

Annalisa Piazza, de Newedge Strategy, souligne que le moral des consommateurs allemands «évolue dans des marges très étroites car des forces s'opposent», entre d'un côté, la relative résistance de l'économie allemande, mais d'un autre côté, les craintes des répercussions de la crise de la zone euro.

En effet, «la récession dans certains pays de la zone euro suscite la peur croissante parmi les consommateurs allemands que l'Allemagne puisse également être touchée», souligne toutefois l'institut GfK. C'est pourquoi il table sur une stagnation de l'indice en septembre, tout en maintenant son pronostic d'une hausse de 1% de la consommation privée allemande cette année.

«La consommation privée est toujours un soutien solide à la conjoncture en Allemagne. Cela se révèle également dans l'évolution du Produit intérieur brut au deuxième trimestre (en hausse de 0,3% par rapport au premier, ndlr)», a-t-il ajouté. (afp)

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