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Consommation Le moral des ménages suisses repart à la baisse

Après avoir progressé en début d'année, l'indice du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) le mesurant a reculé entre avril et juillet pour se fixer à -17 points, perdant 9 points depuis le précédent relevé.

Reflet du pessimisme des ménages quant à l'évolution de la conjoncture, le climat de consommation est reparti à la baisse en Suisse au 2e trimestre. Après une hausse en début d'année, l'indice du SECO le mesurant s'est fixé à -17 points, en repli de 9 points sur trois mois.

Outre des perspectives assombries pour l'évolution économique, le recul illustre aussi une hausse attendue plus marquée du chômage, explique mercredi le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) dans son commentaire. Sur les quatre sous-indices entrant dans le calcul de l'indicateur, deux ont affiché une forte détérioration.

Le sous-indice mesurant l'appréciation des perspectives de l'activité économique ces douze prochains mois s'est ainsi contracté de 20 points en juillet, pour s'établir à -2 points. Celui portant sur l'évolution du chômage s'est pour sa part inscrit à 62 points, contre 49 points trois mois auparavant, indiquant que les 1200 ménages interrogés par le SECO tablent sur une évolution défavorable en la matière.

En revanche, les consommateurs demeurent optimistes quant à l'évolution de leur situation financière personnelle et de leur capacité à épargner à l'avenir. L'appréciation portée par les ménages sur leurs finances est restée quasiment inchangée (-3 points en juillet, contre 0 en avril), tout comme celle concernant la propension à l'épargne ( 15 points en juillet, contre 20 en avril).

Evolution générale plus négative

Pour mémoire, l'indice du climat de consommation avait présenté une progression de 11 points à -8 points en avril dernier. Au cours du 2e trimestre, le SECO a également observé une évolution négative pour d'autres sous-indices de l'enquête qui ne sont pas intégrés dans le calcul de l'indice général.

Les consommateurs ont ainsi jugé de manière plus négative l'évolution économique générale, l'indicateur mesurant cette appréciation passant en l'espace de trois mois de -18 points à -24 points. Le sous-indice évaluant la sécurité de l'emploi a également présenté une détérioration (-72 points en juillet, contre -64 en avril).

Le jugement des ménages helvétiques sur l'opportunité de procéder actuellement à de grosses dépenses, n'a en revanche guère changé au regard de l'enquête précédente (-2 points en juillet, contre 1 en avril). Il en est allé de même pour l'appréciation de l'actuelle capacité à épargner ( 40 points en juillet, contre 41 points en avril) ainsi que pour le jugement porté sur la situation financière personnelle (-12 points en juillet, contre -9 en avril).

L'évolution des prix au cours des douze derniers mois a pour sa part été jugée moins marquée en juillet ( 22 points) qu'elle ne l'avait été en avril ( 32 points). Le SECO n'a en revanche enregistré que peu de variations concernant les anticipations en matière d'inflation pour les douze prochains mois.

Stagnation des prix attendue

Les services du ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann notent que l'appréciation des ménages relative au renchérissement au cours des derniers mois écoulés ainsi que leur anticipation de l'évolution future en la matière demeurent à un niveau historiquement bas depuis le début de 2009.

Depuis avril, le SECO a adapté son enquête pour être compatible avec celle de l'Union européenne (UE). Le sondage prend notamment en compte les Tessinois dans son échantillon. A des fins de comparaison, il a aussi été effectuée selon l'ancien système. Aucune divergence significative n'est ressortie des deux méthodes. (ats)

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