Actualisé 22.01.2014 à 22:24

FestivalLe moyen métrage fait son chemin à Black Movie

Le Festival Black Movie propose de découvrir quelques films étonnants que leur durée (entre 17 et 45 minutes) rend souvent difficiles à distribuer.

de
Catherine Magnin

Il en va toujours ainsi dans les festivals: la masse des films est telle qu'il est difficile de tout voir. Cette année à Black Movie, peut-être avez-vous eu la chance de vous aventurer dans la section «Nouvelles cinématographiques». Si tel n'est pas le cas, ne ratez pas les deux derniers films projetés en cette fin de semaine, et notez les titres de quelques autres pour ne pas les rater.

Nouvelles. Le terme fait référence à un format. Les films de cette section sont aux longs métrages ce que les nouvelles sont aux romans. Leur durée varie entre 17 et 45 minutes. Plus courts, plus concentrés, ou au contraire plus lâches, plus novateurs. Nouvelles fait alors référence à la nouveauté, à l'expérimentation.

Du Portugal au Pérou

Projetés ensemble (jeudi 23 janvier à 19h et samedi 25 à 17h au Théâtre de l'Usine), «Mahjong» et «Looking for Adventures» ferment le programme Nouvelles cinématographiques. Le premier, signé par les portugais Joao Pedro Rodrigues et Joao Rui Guerra da Mata (ceux-là même qui ont réalisé l'excellent «A ultima vez que vi Macau», est un polar bizarre, ramené à ses composantes les plus iconiques (un costume, des phares, des atmosphères) et dont le protagoniste a bien du mal à garder le nord, à distinguer le vrai du faux.

Quant à «Looking for Adventures» de Kimi Takesue (Pérou), il a tout de la parodie du tourisme dans les sites antiques péruviens (d'un côté les touristes en tenues fluo, de l'autre les autochtones qui se griment pour coller aux clichés attendus et gagner quelques sous). Sauf que ce n'est pas une parodie. C'est juste la réalité, filmée sans commentaire mais avec un sacré regard (voir la bande annonce ci-dessus).

A suivre

Parmi les noms de cinéastes dont il faudra se souvenir, on retiendra celui de l'iranienne de 24 ans Anahita Ghazvinizadeh dont Black Movie a programmé deux films: «Needle» (ou le malaise d'une ado non à l'idée de se faire percer les oreilles, mais à l'idée que cela soit sa mère qui la conduise chez son père pour le faire).

Et «When the kid was a kid», ou le microcosme créé, dans le couloir d'un immeuble, par des enfants qui imitent la société des adultes en l'absence de leurs parents).

Le Portugais Miguel Gomes (réalisateur de «Tabu»), lui, a présenté «Redemption», un collage d'images d'archives familiales en super-8 anonymes accompagnées en voix off de lectures de lettres autobiographiques fictives de personnalités comme... Berlusconi, Merkel ou Sarkozy!

La bande annonce de «Redemption»:

Black Movie 2014

Genève, jusqu'au 26 janvier

Les films de chaque section sont projetés plusieurs fois au cours de la manifestation.

Infos et programme: www.blackmovie.ch

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