Enquête en France: Le «mur des cons» mènerait jusqu'à France 3
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Enquête en FranceLe «mur des cons» mènerait jusqu'à France 3

La chaîne publique a annoncé samedi l'ouverture d'une enquête interne sur l'auteur de la vidéo révélant ce que contenait les locaux du Syndicat de la magistrature.

«Une enquête interne est ouverte à la rédaction nationale de France 3 concernant cette affaire», a indiqué sans plus de commentaire Pascal Golomer, directeur de la rédaction nationale de France 3, confirmant une information de France info. Selon Libération, la vidéo révélant ce panneau d'affichage qui a suscité une vague d'indignation, principalement à droite, et l'annonce de plusieurs plaintes, serait l'œuvre d'un journaliste de la chaîne publique qui l'aurait tournée avec son téléphone portable.

La vidéo diffusée sur le site Atlantico, classé à droite, montre un mur de photos où figurent notamment Mme Morano, Brice Hortefeux, Michèle Alliot-Marie, le magistrat Philippe Courroye, le criminologue Alain Bauer, l'ancien ministre et ex-entraîneur du XV de France Bernard Laporte, Alain Minc, Jacques Attali, Jack Lang, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, des pères de victimes… Les photos sont assorties de commentaires désobligeants et de quolibets. Selon Atlantico, l'auteur de la vidéo serait un «juge apolitique et non syndiqué» en visite au syndicat.

(afp)

Le «mur des cons» suscite l'indignation

Des images filmées dans le local syndical du Syndicat de la magistrature montrant plusieurs dizaines de photos de personnalités regroupées sous le titre «mur des cons» provoquaient mercredi de nombreuses réactions. ur ce mur figurent par exemple Brice Hortefeux, Michèle Alliot-Marie, Nadine Morano, le magistrat Philippe Courroye, le criminologue Alain Bauer, l'ancien ministre et ex-entraîneur du XV de France Bernard Laporte, Alain Minc, Jacques Attali... Dénonçant cette «liste noire» judiciaire qui «peut faire craindre la mise en place d'une justice politique», Bruno Beschizza, secrétaire national de l'UMP chargé de l'emploi des forces de sécurité, dit avoir reçu «avec dégoût et effarement» ces images, diffusées sur le site Atlantico.

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