Suisse: Le National refuse une privatisation de Swisscom
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SuisseLe National refuse une privatisation de Swisscom

La privatisation du géant bleu est une vieille revendication du PLR et de l'UDC qui a été régulièrement enterrée par le Parlement.

La motion de Natalie Rickli (UDC/ZH) n'a aucune chance dans un Conseil national pourtant dominé par le PLR et l'UDC.

La motion de Natalie Rickli (UDC/ZH) n'a aucune chance dans un Conseil national pourtant dominé par le PLR et l'UDC.

Keystone

Swisscom ne sera pas privatisée. Le National a enterré mercredi par 114 voix contre 55 une motion de Natalie Rickli (UDC/ZH) exigeant que la Confédération cède sa majorité des actions dans le capital de l'ex-régie fédérale.

La privatisation du géant bleu est une vieille revendication du PLR et de l'UDC. Le Parlement a jusqu'ici refusé de suivre. Ruedi Noser (PLR/ZH) avait déposé une motion identique à celle de Mme Rickli à la Chambre des cantons. En septembre 2016, il avait préféré la retirer avant le vote pour éviter un échec.

Même le National où PLR et UDC détiennent la majorité ne s'est pas laissé convaincre. La Confédération détient actuellement 50,95 % des actions de Swisscom.

Entraves à la concurrence

Selon Natalie Rickli, l'actuelle situation n'est pas satisfaisante. Swisscom est accusée de ne pas assez investir dans certaines régions. La position dominante du géant bleu est liée à des entraves régulières de la concurrence au détriment de fournisseurs de services privés. La Confédération devrait être intéressée à un marché concurrentiel et innovant, mais elle a aussi besoin que Swisscom soit forte.

Pour la motionnaire, ce conflit d'intérêt est problématique. Il faudrait privatiser réellement la société. La motion n'empêcherait pas la Confédération de rester un actionnaire minoritaire fort, a souligné la démocrate du centre.

Le Conseil fédéral est confronté depuis des dizaines d'années à des demandes de privatisation. La vente de la majorité des actions de la Confédération ne changerait pourtant rien à la position dominante de Swisscom, a averti la ministre de la communication Doris Leuthard. En cas de privatisation complète, plus personne n'aurait intérêt à fournir de liaisons de télécommunication dans les régions éloignées et le citoyen devrait passer à la caisse, a-t-elle ajouté. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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