15.09.2020 à 11:11

CoronavirusLe National veut un soutien aux crèches publiques

Les députés du Conseil national ont adopté ce mardi une motion de leur commission en faveur d’un soutien financier pour les crèches publiques. Le texte demande d’élargir l’aide de la Confédération à davantage de structures.

De nombreuses crèches en Suisse romande sont menacées face à la crise du coronavirus, a souligné le National.

De nombreuses crèches en Suisse romande sont menacées face à la crise du coronavirus, a souligné le National.

KEYSTONE

Les crèches publiques devraient aussi être soutenues financièrement face aux conséquences économiques de la pandémie de Covid-19. Le National a adopté mardi par 117 voix contre 67 une motion de sa commission. Le Conseil des Etats doit se prononcer sur un texte similaire de sa propre commission.

Le texte demande d’élargir l’aide de la Confédération aux structures subventionnées par les cantons ou les communes, voire exploitées par les pouvoirs publics. Actuellement, seules des institutions privées d’accueil extra-familial bénéficient de l’aide d’urgence.

Mais il y a une inégalité de traitement, a expliqué Valérie Piller Carrard (PS/FR) pour la commission. Une crèche constituée en association de droit privé peut avoir droit aux crédits Covid-19 même si elle est subventionnée par les pouvoirs publics. En revanche, celles gérées par un comité placé sous l’égide de la commune ne peuvent pas y prétendre.

Or les crèches en Suisse romande sont plus particulièrement menacées car la plupart des places d’accueil sont publiques, généralement de la compétence des communes. Or toutes les structures sont confrontées aux mêmes difficultés.

Opposition de l’UDC

Seule l’UDC s’est opposée à cette extension. Le Conseil fédéral argue aussi que l’accueil extra-familial des enfants est en premier lieu de la compétence des cantons et des communes. Il leur appartient ainsi d’assumer leur responsabilité dans une situation de crise et de couvrir les pertes engendrées.

Une aide aux institutions publiques engendrerait des coûts supplémentaires d’environ 20 millions. Interpellé, le ministre des assurances sociales Alain Berset a en outre estimé difficile de prolonger une loi prise sous le droit d’urgence alors qu’on en est sorti. Mais un chemin sera trouvé, a-t-il assuré.

La validité de l’ordonnance d’urgence échoit au 16 septembre. Le Parlement a décidé d’octroyer 65 millions de francs dans ce cadre.

(ATS/NXP)

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