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Le net comme relais au microcrédit

LAUSANNE. Un site web
initie les particuliers à
la microfinance, en leur
proposant de soutenir
des petits entrepreneurs
du monde entier.

Madoue Bamba (49 ans) est veuve et élève seule ses quatre enfants. Elle habite Anoumanbo, une petite ville d'Abidjan, en Côte d'Ivoire, où elle vend depuis plus de trente ans du poisson sur les marchés. Elle s'est un jour tournée vers une institution de microfinance qui travaille en partenariat avec le site www.kiva.org pour demander une aide financière. Madoue aurait besoin de 1000 fr. qu'elle doit rembourser en quinze mois, pour arriver à bout des frais de scolarité de ses enfants. Grâce à Kiva, des particuliers vont pouvoir l'aider en lui accordant l'intégralité ou une partie de la somme en question.

«Kiva est un facilitateur entre les particuliers et les institutions de microfinance. Très souvent, le problème de ce type d'institution est le manque d'argent liquide. Ils dépendent de subventions ou de divers fonds d'investissements» explique Huda-Sara Bakhet, gestionnaire de projets relatifs à la microfinance au sein de la Commission européenne. Elle est d'ailleurs elle-même active sur Kiva. Huda a accordé un prêt à Susitina, une jeune femme de Samoa qui cherche à agrandir son épicerie, qu'elle a pu ouvrir grâce à Kiva. «Un individu lambda accorde un prêt, puis se fait rembourser. Il ne s'agit pas de charité, mais plutôt d'aider d'autres individus dans l'accomplissement de leurs projets. Des gens qui n'ont pas d'épargnes et ne peuvent pas s'adresser à une banque traditionnelle.» En 2007, Muhammad Yunus, père du microcrédit a obtenu le prix Nobel de la paix.

Winnie Covo

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