Actualisé 27.06.2020 à 22:15

États-Unis

Le nom du président Woodrow Wilson retiré à Princeton

Président des États-Unis entre 1913 et 1921, Woodrow Wilson avait notamment laissé les États du Sud pratiquer la ségrégation.

«Ses politiques et opinions racistes font de son nom quelque chose d’inapproprié pour une école où les étudiants, le personnel et les anciens élèves doivent être pleinement investis dans la lutte contre le fléau du racisme», a indiqué dans un communiqué le président de l’université.

«Ses politiques et opinions racistes font de son nom quelque chose d’inapproprié pour une école où les étudiants, le personnel et les anciens élèves doivent être pleinement investis dans la lutte contre le fléau du racisme», a indiqué dans un communiqué le président de l’université.

AFP

L'université de Princeton va retirer le nom Woodrow Wilson de son école des affaires internationales. Elle a pris cette décision en raison des «politiques et opinions racistes» de l’ex-président américain, a annoncé samedi le prestigieux établissement universitaire.

Woodrow Wilson (1856-1924) a gouverné les États-Unis entre 1913 et 1921. À l’étranger, le père fondateur de la Société des Nations incarne la fin de l’isolationnisme américain. Mais dans son pays, le 28e président américain avait laissé les États du Sud pratiquer la ségrégation et il avait autorisé les ministères fédéraux à séparer leurs employés noirs de leurs employés blancs.

«Ses politiques et opinions racistes font de son nom quelque chose d’inapproprié pour une école où les étudiants, le personnel et les anciens élèves doivent être pleinement investis dans la lutte contre le fléau du racisme», a indiqué dans un communiqué le président de l’université, Christopher Eisgruber, après un vote du conseil d'administration.

Examen de conscience

Woodrow Wilson «a pratiqué la ségrégation dans la fonction publique de cette nation après des années de déségrégation, faisant revenir l’Amérique en arrière dans la recherche de la justice», a ajouté le dirigeant de Princeton, qui fait partie de l’Ivy League, club ultra-select regroupant huit excellentes universités du Nord-Est du pays.

Depuis la mort de George Floyd, un Afro-Américain asphyxié par un policier blanc le 25 mai, les États-Unis, où une partie de la population manifeste contre le racisme systémique, sont en plein examen de conscience et repensent leur rapport à leur passé raciste.

Après le déboulonnage de nombreuses statues, la volonté de s’éloigner de l’héritage confédéré du Sud gagne du terrain: le gouverneur du Mississippi, un ancien État esclavagiste très conservateur, a indiqué samedi qu’il ne s’opposerait pas à retirer le controversé étendard confédéré qui orne le drapeau actuel de son État.

Quatre hommes inculpés pour avoir tenté de déboulonner une statue

Quatre hommes font l’objet de poursuites pénales pour avoir tenté de déboulonner une statue de l’ancien président Andrew Jackson située face à la Maison Blanche, ont annoncé samedi les autorités. Ces faits sont intervenus dans le cadre des manifestations antiracistes qui secouent les États-Unis.

Lundi soir, un groupe s’était attaqué à la statue de l’ancien président Jackson, un défenseur de l’esclavage qui a dirigé les États-Unis de 1865 à 1869. Ils avaient enroulé des cordes autour du monument et tenté de le mettre à terre. Sur la base de vidéos de la scène, quatre ont été identifiés en train de nouer ou de tirer les cordes, ou encore de passer un marteau à un autre manifestant. Âgés de 20 à 47 ans, ils ont été inculpés vendredi de «destruction d’une propriété fédérale», une charge passible d’un à dix ans de prison.

(ATS/NXP)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!