Actualisé 26.02.2020 à 06:10

Matériel de vote incompletLe nombre de cas bien plus élevé qu'estimé au départ

Les recours contre l'élection de la PLR Christelle Luisier au gouvernement vaudois ont été rejetés. Mais le Canton a été critiqué pour sa gestion du dossier.

de
Yannick Weber

Avant l'élection complémentaire du 9 février, la Division des droits politiques du canton de Vaud n'avait pas bougé d'un iota: l'estimation s'était fixée à environ 150 enveloppes de vote incomplètes envoyées aux électeurs. Plusieurs citoyens avaient constaté n'avoir reçu que les bulletins pour les objets fédéraux, et non ceux pour l'élection vaudoise.

Mardi, les députés du Grand Conseil ont rejeté les recours qui avaient été déposés, car le nombre de citoyens concernés ne permettait en aucun cas de remettre en question le résultat final. Mais ils en ont profité pour en savoir plus... et pour critiquer sévèrement le Canton. «Les conclusions du rapport du Bureau du Grand Conseil sont édifiantes. Le dossier a été traité avec un mépris et une suffisance affligeantes», a par exemple déclaré Jérôme Christen (Vaud Libre). «Il y a eu un dysfonctionnement important et la réaction n'a pas été bonne», a renchéri Hadrien Buclin (Ensemble à Gauche).

Nombre de cas sous-estimé

Outre la communication de l'Etat jugée défaillante une fois le problème identifié (aucun communiqué de presse, aucune excuse), c'est aussi la sous-estimation du nombre de cas qui a fait jaser. Le lendemain du vote, l'Etat a fait le tour des communes pour répertorier le nombre de signalements de matériel incomplet. Résultat: 326 électeurs se sont annoncés. Compte tenu du taux de participation (31,8%), Hadrien Buclin a émis une «estimation prudente» à environ 1000 envois non conformes, au lieu des 150 reconnus par les autorités au préalable. Pire que ça, sur les 326 électeurs, 140 avaient déjà renvoyé leur enveloppe avec les objets fédéraux. Comme l'expliquait le Canton, il ne leur a plus été possible par la suite de recevoir de nouveau matériel.

«Le Conseil d'Etat présente ses plus plates excuses», a exprimé Béatrice Métraux, admettant que la communication aurait pu être plus proactive. Elle a également déclaré que les processus techniques seront revus pour les scrutins suivants. Par contre, elle a rappelé que le Service en charge de l'élection avait contacté toutes les communes dès que les premiers cas ont été signalés pour expliquer la marche à suivre pour les électeurs.

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