Sécurité routière : Le nombre de morts pourraît être divisé par 2
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Sécurité routière Le nombre de morts pourraît être divisé par 2

Le système d'assistance à la conduite éviterait la moitié des accidents s'il était installé sur tous les véhicules en Suisse.

Les systèmes d'assistance de conduite pourraient à l'avenir réduire de moitié les accidents de la route, même les plus graves, selon des estimations. Pour la seule année dernière, sur les 23'562 personnes accidentées recensées en Suisse, 320 ont trouvé la mort.

Et 4437 ont été gravement blessées, 18'805 ont subi des blessures légères. En moyenne un être humain décède par jour des suites d'un accident routiers, selon les données de l'Office fédéral des routes (OFROU).

Moins de victimes

Même si le trafic continue d'augmenter considérablement, le nombre de victimes de la route en Suisse a fortement diminué ces dernières décennies, et celui des blessés également reculé.

C'est au début des années 1970 que le nombre d'accidents de la route le plus élevé a été enregistré. En 1971, sur près de 30'000 cas d'accidents, 1773 personnes sont décédées. Pourtant à l'époque, le parc automobile pour 1000 habitants était deux fois moins important qu'aujourd'hui.

Avec 42 morts de la route pour un million d'habitants en 2010, la Suisse affiche un quota de victimes bas en comparaison européenne. Le taux le plus bas a été enregistré en Suède avec 28 personnes tuées pour un million d'habitants. A l'autre extrémité de l'éventail figure la Grèce avec 111 victimes de la route pour un million d'habitants, puis la Pologne (102) et l'Italie (68). (ats)

Trajectoire contrôlée

Le stabilisateur électronique (ESP pour Electronic Stability Programm) a été introduit en 1995 pour mieux contrôler la trajectoire d'un véhicule dans des cas limites. Depuis, 60% des voitures en bénéficient, selon M. Riess. Et l'antiblocage de sécurité (ABS) a fait ses débuts en 1978 déjà.

Depuis, beaucoup d'autres équipements ont fait leur apparition: avertisseur de distance, surveillance de l'angle mort ou système de freinage d'urgence automatique, pour n'en citer que quelques-uns. Ils visent à faciliter la tâche du conducteur, et à pallier d'éventuelles erreurs humaines.

L'assistant de trajectoire déclenche ainsi une alarme, lorsque le véhicule menace de dévier de sa route, dans le cas par exemple où le conducteur serait distrait par un banal changement de station de radio.

Les systèmes de freinage d'urgence dit «actifs», qui agissent en fonction d'un obstacle, présentent le plus grand potentiel d'évitement d'accidents. Grâce à eux, 45% des accidents avec blessés pourraient être évités, a montré une étude d'Allianz menée en collaboration avec la Haute Ecole de Munich, pour laquelle plus de 2000 accidents graves ont été analysés.

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