Natalité: Le nombre de naissances a fortement baissé en Suisse

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NatalitéLe nombre de naissances a fortement baissé en Suisse

Notre pays a enregistré une baisse spectaculaire du nombre de nouveau-nés au 1er semestre. Les anti-Covid accusent la vaccination. Mais l’explication serait ailleurs. 

Le nombre de naissances a chuté au 1er trimestre en Suisse

Le nombre de naissances a chuté au 1er trimestre en Suisse

Manuela Matt (ZSZ)

Alors que certaines régions de Suisse avaient vécu un véritable baby-boom en 2021, les naissances ont chuté de manière spectaculaire au premier trimestre. En Suisse, 5526 nouveau-nés de moins ont en effet été enregistrés entre janvier et mai par rapport à l’année dernière. Ce qui équivaut à un recul des naissances d’environ 15,1% selon l’OFS. 

Des chiffres encore provisoires et qui devraient augmenter, selon l’expérience de l’Office fédéral de la statistique qui a confirmé ces chiffres auprès de 20 Minuten. Néanmoins cette baisse est similaire à ce que vivent d’autres pays en Europe, à l’image de l’Allemagne, l’Autriche, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas.

Alors que se passe-t-il? Si l’on en croit un économiste et corona-sceptique lucernois, Konstantin Beck, cité notamment par la «Weltwoche» et les milieux antivax, cette baisse de fertilité serait à mettre sur le compte de la vaccination. Une thèse toutefois peu plausible, selon plusieurs études. Toutes ont démontré que le vaccin anti-Covid n’influait en rien sur la fertilité, qu’elle soit masculine ou féminine. 

Juste un décalage

L’explication aurait quand même un lien avec la pandémie. «Durant l’hiver 2020/2021, les gens étaient souvent à la maison en raison des restrictions. Ce qui a poussé à procréer les couples qui désiraient un enfant, mais plus tard», explique Susanne Grylka, directrice adjointe de la recherche à l’Institut des sages-femmes de l’Université des sciences appliquées de Zurich (ZHAW). Du coup, ces couples ont eu un ou des bébés courant 2021. Et ils n’ont pas procréé à nouveau depuis. 

Autre explication: le Covid a pu perturber la fertilité à court terme pour des raisons de stress physique ou psychologique. Ce type de maladie déclenche en effet souvent un stress dans le corps, explique Susanne Grylka. Et ce stress peut avoir un effet négatif sur la capacité de procréation des hommes et sur la fertilité des femmes, ont démontré plusieurs études, selon elle. 

Mais la spécialiste ne s’alarme pas: il n’est pas possible de dégager à l’heure actuelle une tendance à la baisse des naissances à long terme, affirme-t-elle. Tout pourrait donc bientôt rentrer dans l’ordre. 

(cht)

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