Prostitution à Genève: Le nombre des salons de massage a chuté
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Prostitution à GenèveLe nombre des salons de massage a chuté

A cause de la nouvelle loi sur la prostitution et de la mise à jour des données de la Brigade des moeurs, le nombre des salons est passé de 140 à 60. Selon la police, moins de filles travaillent au noir.

par
ila

Depuis mai 2010, les gérants des lieux de prostitution genevois ont l'obligation légale de s'annoncer comme tels. Auparavant, seules les filles de joie devaient s'inscrire. Résultat, en un an, plus d'un tiers des salons de massage et une dizaine d'agences d'escortes ont disparu des registres, selon la «Tribune de Genève».

Certains établissements n'existaient déjà plus ou ont mis la clé sous la porte parce qu'ils ne parvenaient pas à répondre aux exigences de la nouvelle loi. Vingt des salons portés disparu des tabelles étaient en réalité des appartements dans lesquels travaillaient plusieurs filles. Pour échaper à l'obligation de s'inscrire comme lieu de prostitution, ils sont devenus des logements privés, dont l'usage revient à une unique travailleuse du sexe. Seul un salon a dû être fermé par les autorités.

D'après la police cantonale, ce changement législatif a eu un impact positif sur le marché du sexe à Genève. «Il y a moins de filles qui travaillent au noir dans les salons», souligne Patrick Pulh, porte-parole, dans la «Tribune de Genève». Sur les 3300 prostituées déclarées, environ 700 seraient réellement en activité.

Aspasie met toutefois un bémol à ce bel enthousiasme. L'association de défense des travailleuses du sexe déplore le fait que la loi épargne les grands sex centers, qui n'ont pas de peine à s'adapter, mais que de nombreuses indépendantes n'aient pas réussi à se mettre en règle. En cause, les propriétaires des appartements qui ont refusé de leur délivrer une autorisation d'exercer. Et ceux qui ont accepté ont souvent racketté au passage les jeunes femmes.

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