CLIMAT - Le non à la Loi CO₂ ne modifie pas la ligne du Gouvernement valaisan
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CLIMATLe non à la Loi CO₂ ne modifie pas la ligne du Gouvernement valaisan

Le Valais s’est doté d’un bilan des émissions de gaz à effet de serre produit sur son territoire. À terme, le canton vise la neutralité carbone, malgré les encoubles actuelles.

par
Fabrice Zwahlen
Le 10% du volume des gaz à effet de serre produit en Valais, le sont par Lonza, afin de créer son gaz hilarant, à Viège.

Le 10% du volume des gaz à effet de serre produit en Valais, le sont par Lonza, afin de créer son gaz hilarant, à Viège.

24 HEURES/Chantal Dervey/A.

L’État du Valais a commandé une étude afin d’évaluer le volume des émissions de gaz à effet se serre dans le canton, ainsi qu’au niveau de l’Administration cantonale. Cette opération devra permettre de lister les mesures à réaliser afin d’atteindre «le plus vite possible» la neutralité carbone, au dire du conseiller d’État Roberto Schmidt. Le canton œuvre d’ores et déjà à améliorer l’enveloppe énergétique des bâtiments et promeut, via des subventions, le passage aux véhicules électriques. Le Valais dépense actuellement près de 300 millions de francs en matière de développement durable.

Les émissions directes atteignent 7,7 millions de tonnes de CO₂ ou équivalent par an et par habitant à l’échelon valaisan. Les émissions indirectes (produites hors canton) représentent 8,4 tonnes de CO₂ ou équivalent par habitant. Un quart de ce volume provient de la grande industrie (combustibles, électricité, incinération des déchets spéciaux). Les chiffres valaisans sont comparables à la moyenne suisse, selon le Gouvernement. Au niveau de l’Administration cantonale, les rejets atteignent 50 000 tonnes par an.

Un véritable plaidoyer

Devant les médias, le chef du Département des finances et de l’énergie s’est fendu d’un véritable plaidoyer en faveur du développement durable. «La question du changement climatique n’a pas disparu, malgré le non à la Loi sur le CO₂», a-t-il lâché. «En ce sens, les cantons ont une responsabilité dans la réduction des gaz à effet de serre et se doivent de répondre aux objectifs nationaux et internationaux fixés.»

«J’interprète le résultat sorti des urnes dimanche comme un non à plus de taxes et pas comme un non contre le climat», a poursuivi l’ex-Conseiller national. «Selon moi, il sera très difficile d’atteindre une société zéro carbone en 2050, en Suisse, certaines mesures contraignantes ayant été refusées par le peuple. Nous pouvons encore agir. Mais plus on attendra, plus le coût de l’inaction sera élevé

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