Le nouveau cirque séduit les chapiteaux
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Le nouveau cirque séduit les chapiteaux

LAUSANNE – En France, le cirque contemporain rallie 52% des compagnies. En Suisse, cette proportion est beaucoup plus élevée.

«Sur 38 cirques suisses, seuls cinq sont traditionnels, tel le Cirque Knie, confie la directrice du Cirque Starlight, à Porrentruy. Les 33 autres font du cirque contemporain. Ils présentent souvent des spectacles sans animaux. Il mêlent mime, acrobaties et cabaret. Ils ont aussi investi d'autres canaux: le théâtre de rue, les festivals de cirque et les théâtres. «Le cirque a subi la même évolution que la danse avec la danse contemporaine», analyse René Gonzalez, directeur du Théâtre de Vidy, à Lausanne. En 2007, celui-ci accueille trois spectacles de cirque contemporain, dont «Au revoir parapluie», de James Thiérrée, petit-fils de Charlie Chaplin, issu de l'école de cirque de Châlon, en France. «C'est la multiplication d'écoles de cirque et la prolifération des festivals qui est à l'origine du baby-boom des compagnies, selon le magazine Science Humaines. En Suisse, chaque canton a une ou deux écoles de cirque. A l'image de l'Atelier Shanju, qui ouvrira le 16 juin à Ecublens, elles servent de club de loisirs pour les enfants. Elles offrent aussi un nouveau débouché aux artistes de cirque en fin de carrière.

Giuseppe Melillo

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