Etats-Unis - Le nouveau défi de l’espace: réussir à y faire sa lessive

Publié

États-UnisLe nouveau défi de l’espace: réussir à y faire sa lessive

À la demande de la NASA, une marque va faire tester aux astronautes un produit qui leur évitera de devoir jeter leurs habits sales.

Les occupants de l’ISS doivent économiser leurs vêtements... qui finissent souvent rigides de sueur. 

Les occupants de l’ISS doivent économiser leurs vêtements... qui finissent souvent rigides de sueur. 

NASA

C’est un petit ménage méconnu de la Station spatiale internationale (ISS): on y brûle chaque année des tonnes de vêtements, ceux que les astronautes ne peuvent plus porter en raison de leur saleté et de leur odeur. Car non, il n’y a pas de lave-linge à bord! Pour remédier à cette situation, la NASA a signé un partenariat inattendu. Elle s’est adressée au spécialiste des produits d’entretien, la multinationale américaine Procter & Gamble (P&G), laquelle a relevé le défi de la lessive spatiale.

Avec un sens de la pub affirmé, la firme a annoncé mardi que sa marque Tide allait expédier en orbite un détergent conçu exprès pour l’occasion. Son efficacité sera testée lors d’une mission dès décembre.
L’enjeu est loin d’être futile.

Les astronautes font deux heures d’exercice par jour pour contrer les effets de l’apesanteur sur leur musculature. Ainsi, ils transpirent abondamment dans des sous-vêtements et trainings qu’ils sont obligés de porter plusieurs jours. «Après ça, ils deviennent toxiques. Ils sont rigides de sueur», a expliqué à Associated Press Leland Melvin, ancien athlète et astronaute qui collabore au projet.

Poids non négligeable

De plus, le poids des vêtements de rechange (68 kg par personne et par an) à emporter en mission n’est pas négligeable. Il le sera encore moins à l’avenir, dans des stations permanentes sur la Lune ou lors de longues missions vers Mars. Reste une contrainte importante pour les chimistes de P&G: l’eau utilisée pour les lavages doit pouvoir être recyclée… comme c’est déjà le cas pour l’urine. 

On transpire aussi sous les scaphandres

L’Agence spatiale européenne, de son côté, cherche une manière de maintenir propres les combinaisons que les équipages doivent partager lors de leurs sorties dans l’espace. Ces tenues comprennent des vêtements munis d’un système de thermorégulation qui se portent très près du corps. Une piste actuellement étudiée par des chercheurs en Autriche est l’adjonction de micro-organismes dans les fibres, qui ont une action antimicrobienne et antivirale.

Afflux de CV pour devenir astronaute

Ils ont été 22 589, dont un quart de femmes, à postuler auprès de l’ESA, l’Agence spatiale européenne. C’est trois fois plus que lors du précédent appel en 2010. On y dénombre 670 Suisses. L’ESA va dé­s­ormais sélectionner les candidatures, pour lesquelles il est requis d’avoir moins de 50 ans, un master scientifique ou d’ingénieur et 3 ans d’expérience professionnelle. Environ 1500 candidats seront retenus pour la prochaine étape. Il n’y a que 4 à 6 places disponibles.

(arg/afp)

Ton opinion