Swiss: Le nouveau patron veut plus de ponctualité
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SwissLe nouveau patron veut plus de ponctualité

Pour Thomas Klühr, le nouveau patron de Swiss, tant la compagnie que l'aéroport de Kloten ont des efforts à faire.

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smk/ats/nxp
Thomas Klühr, le nouveau directeur général de Swiss, veut faire de la ponctualité un des chevaux de bataille.

Thomas Klühr, le nouveau directeur général de Swiss, veut faire de la ponctualité un des chevaux de bataille.

photo: Keystone

Thomas Klühr, le nouveau directeur général de Swiss, admire la ponctualité des transports publics suisses et regrette que sa propre compagnie ne puisse en dire autant.

Un quart des vols au départ de l'aéroport de Kloten a 15 minutes de retard, voire plus, une tendance qui se renforce durant l'été. En outre la compagnie se trouve dans le bas du classement au sein du groupe Lufthansa puisque 86% des vols partant de Vienne ou de Munich sont ponctuels.

L'aéroport pas le seul responsable du doigt

Le directeur général veut donc ces changements mais n'a pas encore arrêté de stratégie, ainsi que l'a confirmé la compagnie à 20 Minuten

Des discussions doivent à présent avoir lieu avec l'aéroport et Skyguide mais Swiss ne restera pas les bras croisés. «Nous prendrons des mesures pour améliorer la ponctualité, nous avons de bonnes chances parce que nous ne sommes pas systématiquement en retard mais uniquement lors des périodes de pointes», a déclaré le directeur général.

Selon Swiss, les retards sont le plus souvent imputables aux capacités de l'aéroport de Zurich. En outre, l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC) a nettement accru ces dernières années les mesures de sécurité à Kloten, ce qui a débouché sur une baisse des capacités en période de pointe.

«Swiss reste Swiss»

Il a également tenu à rassure sur l'indépendance de la compagnie «Swiss reste Swiss et ne deviendra pas une Lufthansa suisse». Le directeur de Swiss, Thomas Klühr, se veut rassurant par rapport à certaines craintes de perte d'indépendance de la filiale suisse de Lufthansa, dans le cadre de la réorganisation de la maison mère allemande.

«Certes, nous sommes appelés à travailler plus étroitement au sein du groupe. La concurrence globale nous y oblige. Mais cela ne remet pas en question l'indépendance et la marque Swiss», a dit M. Klühr dans un entretien publié vendredi par la Liberté, au lendemain de la publication des résultats 2015 de la compagnie aérienne.

Le nouveau directeur allemand de la filiale helvétique, en poste depuis début février, réfute aussi de possibles pressions sur les salaires. «Swiss enregistre les meilleurs résultats au sein du groupe. Le niveau salarial en Suisse n'est absolument pas un sujet de discussion au sein de Lufthansa».

Mais cette situation n'est pas coulée dans le bronze, car il faut tenir compte du contexte concurrentiel, nuance M. Klühr. Les salaires seront préservés si Swiss parvient à maintenir ses bons résultats. «Nous ne pouvons jamais exclure un changement», dit le patron.

Répartir les tâches

Concernant la restructuration en cours de Lufthansa, une des plus importantes de son histoire, Thomas Klühr explique que le but n'est pas de mener toutes les opérations depuis Francfort, mais de répartir les tâches. Swiss sera responsable de certains domaines, tandis que d'autres sièges, Munich ou Vienne par exemple, le seront pour d'autres.

S'agissant des activités de Swiss à Genève, «nous avons progressé, mais n'avons pas encore atteint nos objectifs», relève le directeur général. La compagnie va vérifier le réseau des destinations et l'ensemble du concept, ajoute-t-il. Et de souligner que la présence de huit avions stationnés à Cointrin représente une forte croissance.

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