Madagascar: Le nouveau président suspend le Parlement
Actualisé

MadagascarLe nouveau président suspend le Parlement

Andry Rajoelina a annoncé jeudi la suspension des activités du Parlement 48 heures après la démission forcée de son prédécesseur Marc Ravalomanana.

Mais cette prise de pouvoir n'est pas du goût de l'Afrique australe ni des Etats-Unis.

Le conseil des ministres a confirmé par ordonnance la création d'une «Haute autorité pour la transition vers la IVe République (...) garante du fonctionnement régulier des institutions et de la démocratie durant la période transitoire qui ne peut excéder 24 mois», a déclaré le porte-parole du gouvernement, Augustin Andriamananoro.

«En conséquence, les activités des institutions suivantes sont suspendues par la présente ordonnance: le Sénat, l'Assemblée nationale», a-t-il ajouté.

«Les attributions de ces institutions sont exercées par la Haute autorité pour la transition, le Conseil pour le redressement économique et social, ou le gouvernement dans les conditions fixées par la présence ordonnance», a ajouté M. Andriamananoro, également ministre ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies.

Sanctions envisagées

Si l'ONU a refusé pour l'instant de juger le changnement de pouvoir - «la légalité de la situation n'est pas quelque chose que nous pouvons déterminer» - les quinze pays de l'Afrique australe et les Etats-Unis sont beaucoup plus clairs.

La Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) a indiqué ne pas reconnaître le nouveau président et envisage de sanctionner le pays. «La SADC appelle la communauté internationale et l'Union africaine à ne pas reconnaître Rajoelina en tant que président», a-t-elle poursuivi dans un communiqué.

«Non-démocratique»

Washington a qualifié pour sa part de «non-démocratique» l'accession au pouvoir du nouveau président et veulent «réévaluer» l'ensemble de leurs relations avec Magadascar.

Le cabinet de M. Rajoelina est encore incomplet et compte pour l'instant douze membres. Parmi les postes vacants figure notamment la Défense.

La Haute Cour constitutionnelle de Madagascar a officiellement entériné mercredi l'accession au pouvoir d'Andry Rajoelina. Elle avait auparavant validé l'ordonnance par laquelle le président Marc Ravalomanana, lâché par l'armée, a démissionné mardi en transférant les pleins pouvoirs à un directoire militaire, qui les a ensuite remis au chef de l'opposition. (ats)

Ton opinion