Le nouvel Obispo sent bon les fleurs du bien
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Le nouvel Obispo sent bon les fleurs du bien

Deux ans après sa première Victoire de la musique, Pascal est de retour!

Le sentiment que l'on ressent une fois ces douze nouveaux titres écoutés, c'est l'envie de les repasser. Non pas que Pascal Obispo ait changé de style, bien au contraire, mais on le sent moins investi par la quête du tube à tout prix. Du coup, il nous offre des chansons plus longues, aux mélodies moins racoleuses.

Il faut dire qu'après avoir conquis ses fans en se mettant à leur place – son dernier album s'est vendu à 500 000 exemplaires et sa tournée a été vue par près de 450 000 personnes –, l'artiste le plus coté de France a décidé de tourner une page avec ce 6e album.

Tout d'abord en partageant la composition de certains titres avec son guitariste Frédéric Château. Ensuite en mettant encore plus en avant les textes de son comparse Lionel Florent, très efficace lorsqu'il s'agit d'ironiser sur le sort des chanteurs de télé-réalité. «Le chanteur idéal», aux sonorités très Beatles, est l'un des titres les plus réussis de l'album.

Mais il sait aussi être grave avec «Rosa» ou plus intimiste avec «Après quoi on court». C'est avec ce titre qu'Obispo tombe le masque et jette un regard lucide sur quinze années de vie et de carrière. Sur cet album, Pascal va même jusqu'à jouer la majeure partie des instruments. Notez encore que les dessins qui animent la pochette et le livret sont l'oeuvre de son jeune fils.

Olivier Delaloye

Pascal Obispo, «Les fleurs du bien», déjà disponible

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