Le Palais de Justice doit se doter d'une vraie sécurité
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Le Palais de Justice doit se doter d'une vraie sécurité

GENEVE. La sécurité des
magistrats et des usagers
est un sujet chaud depuis
que le bijoutier arménien
s'est fait tirer dessus.

«Les événements du 5 octobre, jour où l'homme qui comparaissait en jugement a reçu une balle à Champel, ont réactivé la problématique de la sécurité», affirme Raphaël Mahler. Le secrétaire général du pouvoir judiciaire n'a pourtant pas attendu ce drame pour agir. Depuis longtemps, la sécurité est un sujet de préoccupations dans ce lieu qui reçoit plus de 200 000 visiteurs par an. Mais il n'est pas évident de concilier une justice accessible à tous et de sécuriser des bâtiments. Si l'ancienne prison de Saint-

Antoine, occupée par les juges d'instruction, est totalement protégée, tel n'est pas le cas du bâtiment historique du Bourg-de-Four. «Il n'y a pas que les Assises. Il y a aussi les Prud'hommes ou le Tribunal tutélaire, où les gens se montrent agressifs», indique le procureur général, Daniel Zappelli. Aujourd'hui, un vrai projet «sécurité» existe. Une offre d'emploi vient de paraître pour dénicher un directeur, ingénieur spécialiste MSST. MSST? Une sorte de norme ISO relative aux mesures de sécurité et santé au travail. «C'est une obligation légale de garantir la sécurité des usagers, des collaborateurs et des juges», pousuit M. Mahler. Une enquête de santé du pouvoir judiciaire a révélé que 39,4% du personnel ont été témoins de violences verbales et que 9,2% se sont retrouvés confrontés à des actes de violence physique.

Valérie Duby

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