«Welcome to the Rileys»: Le papa et la strip-teaseuse
Actualisé

«Welcome to the Rileys»Le papa et la strip-teaseuse

Le nouveau film du fiston de Ridley Scott et neveu de Tony nous réserve plein d'excellentes surprises.

par
Fred Ferrari

Premier étonnement de «Welcome to the Rileys»: sa seule cascade consiste en une marche arrière contre une poubelle. Le film n'a donc rien à voir avec les gros budgets et les héros prisés par papa Ridley et tonton Tony. Jake Scott, lui, raconte sans fioriture l'histoire d'un quidam qui ne se remet pas du décès de sa fille, mais réalise soudain qu'il n'est pas encore mort. Il quitte son domicile, s'en va à La Nouvelle-­Orléans et prend sous son aile une strip-teaseuse un peu paumée. C'est alors que sa femme, murée dans son chagrin, ­décide de le rejoindre.

Kristen Stewart loin de "Twilight"

Deuxième surprise: alors que Ridley et Tony vénèrent la vitesse d'action, Jake signe un film tout en lenteur, en pesanteur (voir les efforts de Doug pour s'extraire de sa voiture, entendre sa respiration épaisse...), en densité du quotidien.Enfin, troisième surprise, la jeune Kristen Stewart, dans le rôle de la strip-teaseuse, réussit haut la main sa première apparition après la saga «Twilight».

«Welcome to the Rileys»

De Jake Scott. Avec James Gandolfini, Kristen Stewart, Melissa Leo.

Sortie le 17 novembre

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3 questions à Jake Scott

– Qu’est-ce qui vous a touché dans le scénario?

– La réflexion sur le sens de la paternité. Je ne sais pas si c’est parce que je suis père moi-même, mais je me suis senti très proche de ce papa inconsolable après la mort de sa fille.

– Avez-vous choisi Kristen Stewart après l’avoir vue dans «Twilight»?

– Pas du tout: elle n’avait pas encore joué dans ces films quand je l’ai engagée, ce qui n’a pas rendu le film facile à financer. Elle m’avait conquis dans «Into the Wild», de Sean Penn.

– Vous êtes le fils de Ridley Scott. Cela a-t-il eu une influence sur votre choix de carrière?

– Prétendre le contraire serait mentir: j’ai grandi dans une famille de cinéma, cela m’a fortement marqué. Qui sait? Si mon père avait été plombier, je réparerais peut-être des robinets au lieu de faire des films!

Propos recueillis par Caroline Vié

Chez les Scott, chacun suit son chemin

Après un faux départ («Plunkett & Macleane», en 1999), Jake Scott n’imite guère ses illustres père et oncle en entamant sa carrière avec un film modeste. Le premier long métrage de son papa Ridley, bien avant «Gladiator», était un film en costumes («Les duellistes», 1977), les deux suivants de la science-fiction («Alien» et «Blade Runner»). Quant à Tony, à qui l’on doit «Ennemi d’Etat», il dirigea d’emblée de grandes stars (Catherine Deneuve, David Bowie, Susan Sarandon) dans «Les prédateurs» avant d’envoyer Tom Cruise dans les airs («Top Gun»). Souvent opposés par la critique, Ridley et Tony n’en gardent pas moins l’esprit de famille: ils ont produit ensemble le film du petit (il a 45 ans) Jake...

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