Vatican: Le pape appelle à la douceur et à la tendresse
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VaticanLe pape appelle à la douceur et à la tendresse

Le pape François a exhorté mercredi lors de la messe de Noël les chrétiens à montrer «tendresse» et «douceur» dans les situations «les plus dures», y compris les conflits.

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25.12 Le pape a demandé jeudi dans son appel traditionnel de Noël l'arrêt de la «persécution brutale», des massacres et prises d'otages perpétrés du Moyen Orient au Nigeria.

25.12 Le pape a demandé jeudi dans son appel traditionnel de Noël l'arrêt de la «persécution brutale», des massacres et prises d'otages perpétrés du Moyen Orient au Nigeria.

Keystone/AP/Alessandra Tarantino
25.12 Les chrétiens d'Indonésie ont cléébré Noël comme ici sur l'île de Java.

25.12 Les chrétiens d'Indonésie ont cléébré Noël comme ici sur l'île de Java.

AFP/Juni Kriswanto
Au Pakistan dans une église d'Islamabad, les fidèles se sont réunis.

Au Pakistan dans une église d'Islamabad, les fidèles se sont réunis.

AFP/Aamir Qureshi

Agé de 78 ans, Jorge Bergoglio a célébré sa deuxième messe de Noël au Vatican, dans le cadre chargé et monumental de la basilique Saint-Pierre, devant quelque 5000 fidèles.

Entré en procession dans la basilique au son traditionnel de la «Kalenda», chant grégorien annonçant la nativité du Christ, le pape a enlevé un drap qui voilait une statuette de l'enfant Jésus qu'avait porté deux enfants syrien et libanais.

C'est plus tard à genoux, prostré, qu'il a écouté l'«Et incarnatus est» («Et il s'est fait chair») de la Messe en Do Mineur de Wolfgang Amadeus Mozart.

Dans son homélie, le pape argentin a invité les 1,2 milliard de catholiques à ne pas céder à la colère dans leur vie, et à montrer de l'empathie pour les personnes en difficulté: «Seigneur, donne-moi la grâce de la tendresse dans les circonstances les plus dures de la vie, donne-moi la grâce de la proximité face à toute nécessité, de la douceur dans n'importe quel conflit».

Statuette de Jésus

Il a exalté la figure de l'enfant Jésus, dont il avait dévoilé une statuette naïve au début de la cérémonie: «Comme le monde a besoin de tendresse aujourd'hui! Avons-nous le courage d'accueillir avec tendresse les situations difficiles et les problèmes de celui qui est à côté de nous, ou bien préférons-nous les solutions impersonnelles, peut-être efficaces mais dépourvues de la chaleur de l'Évangile?», a demandé le pape argentin.

En évoquant des «solutions impersonnelles et efficaces», il dénonçait des dérives de la société contemporaine mais aussi de certains dirigeants de l'Eglise, dont il avait vivement critiqué lundi dans son discours devant la Curie romaine «l'excessive planification» et «l'indifférence envers les autres».

Dieu «est amoureux de notre petitesse»

«Les gens simples» ont vu «la lumière» du «don de Dieu» à Noël, mais «les arrogants, ceux qui établissent des lois selon leurs propres critères personnels, ceux qui assument des attitudes de fermeture ne l'ont pas vue», a-t-il encore fustigé.

«La vie doit être affrontée avec bonté, avec mansuétude», a poursuivi François. A Noël, Dieu «est amoureux de notre petitesse», «se fait petit pour nous rencontrer». Il «assume notre fragilité, notre souffrance, nos angoisses, nos désirs et nos limites», a-t-il ajouté, sans faire allusion à des situations précises.

Le pape a encore estimé que Dieu «aurait peut-être pu renoncer» à envoyer Jésus sur terre «face à la corruption des hommes et des peuples», mais avait montré sa «patience».

La prière universelle a été récitée en plusieurs langues, dont le chinois et l'arabe. (afp)

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