Actualisé 21.12.2016 à 05:11

Vatileaks

Le pape libère un prélat condamné, avant Noël

Il avait été condamné à 18 mois de prison pour avoir divilgué à des journalistes des documents.

Mgr Angel Vallejo Balda, à droite, lors du retentissant procès Vatileaks le 24 novembre 2015.

Mgr Angel Vallejo Balda, à droite, lors du retentissant procès Vatileaks le 24 novembre 2015.

AFP

Le pape François a autorisé la libération d'un prélat espagnol, a annoncé mardi le Vatican dans un communiqué. Ce dernier était emprisonné pour avoir divulgué de documents confidentiels à des journalistes.

Mgr Angel Vallejo Balda, qui dirigeait une commission sur les finances du Vatican à l'origine des documents divulgués, avait été condamné à 18 mois de prison en juillet par le Vatican. Parmi les autres accusés au procès dit «Vatileaks», deux journalistes d'investigation italiens avaient été acquittés et une consultante italienne condamnée à une peine avec sursis.

«Mgr Vallejo Balda ayant déjà purgé plus de la moitié de sa peine, le saint père François lui a accordé le bienfait d'une libération conditionnelle», affirme le Vatican. «Il s'agit d'une mesure de clémence, qui lui permet de retrouver sa liberté. La peine n'est pas annulée», précise le communiqué.

Livres choc

Mgr Vallejo Balda était libérable dès mardi soir. Ses liens professionnels avec le Saint-Siège étant rompus, il se retrouve sous l'autorité de l'évêque d'Astorga dans le nord de l'Espagne, son diocèse d'origine.

L'affaire avait éclaté en novembre 2015 avec l'arrestation du prélat espagnol accusé, avec la consultante Francesca Chaouqui, d'avoir transmis aux journalistes Gianluigi Nuzzi et Emiliano Fittipaldi des documents confidentiels sur les finances du Vatican.

Les journalistes s'étaient appuyés sur ces documents pour écrire deux livres choc sur la persistance de dysfonctionnements et de malversations financières au Vatican malgré la volonté de réforme affichée par le pape François.

Imbroglio

Accusations de chantage et d'atteinte à la liberté de la presse, piraterie informatique, sexe: rien ne manquait à cette affaire, dont le procès en juillet, qui a notamment permis d'évoquer en détail le goût de luxe de certains cardinaux, a également été rocambolesque.

Le prélat y avait reconnu avoir transmis les documents confidentiels. Mais il avait affirmé l'avoir fait sous la pression de Francesca Immacolata Chaouqui, après qu'elle lui avait fait des avances dans une chambre d'hôtel.

La consultante avait démenti, laissant entendre qu'il lui aurait fait part cette nuit-là de ses remords sur des relations homosexuelles. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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