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Le parcours chahuté de Stanley Van Tha

Stanley Van Tha est arrivé légalement en Suisse en 2003. Après avoir déposé une demande d'asile, il a affirmé que le passeport en sa possession avait été falsifié pour lui permettre de quitter son pays.

M. Van Tha a expliqué aux autorités suisses que son activité politique en Birmanie l'a amené à soutenir des activistes de la minorité éthnique «chin» et à récolter de l'argent pour l'opposante Aung San Suu Kyi. L'Office fédéral des réfugiés (aujourd'hui: migrations), puis la commission fédérale de recours en matière d'asile ont définitivement rejeté sa demande en décembre 2003.

Pour les autorités fédérales, M. Van Tha n'aurait pas obtenu de papiers valables s'il avait été persécuté dans son pays, ce à quoi le requérant a répondu que les documents en question étaient des faux. La cinéaste Irene Marty, qui a réalisé un documentaire sur le cas Van Tha, a indiqué à l'ATS qu'il était très facile de se procurer un faux passeport en Birmanie.

Expulsé

Stanley Van Tha s'est vu signifier un délai pour quitter la Suisse, qu'il n'a pas respecté. En mars 2004, il a été placé en détention administrative en vue de son expulsion.

Le 14 avril, trois policiers l'attachent sur une chaise roulante, le baîllonnent et le conduisent à l'avion qui doit le ramener à Rangoon. Sur place, ils le remettent aux autorités birmanes.

D'après plusieurs organisations des droits de l'homme, M. Van Tha a tout de suite été conduit en prison, où il aurait été torturé durant trois jours. Fin août 2004, il a été condamné à 19 ans de prison, dont quatorze ans pour ses activités politiques en Birmanie, et cinq pour avoir falsifié son passeport et introduit une demande d'asile en Suisse. (ats)

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