Géorgie: Le Parlement géorgien appelle à rompre toute diplomatie avec la Russie
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GéorgieLe Parlement géorgien appelle à rompre toute diplomatie avec la Russie

Le Parlement géorgien a réclamé jeudi la rupture des relations diplomatiques avec la Russie.

Les élus entendent ainsi protester contre après la reconnaissance par Moscou des régions séparatistes géorgiennes et la présence de forces russes en territoire géorgien.

Les députés ont adopté un texte qui «ordonne au pouvoir exécutif de rompre les liens diplomatiques avec la Fédération de Russie» et déclare «forces armées d'occupation» les troupes russes présentes sur le territoire géorgien.

Cette déclaration n'a pas de force légale, la décision de rompre les relations diplomatiques revenant au gouvernement. Le texte a été adopté à l'unanimité, au cours d'un vote retransmis à la télévision géorgienne.

La ministre géorgienne des Affaires étrangères, Eka Tkechelachvili avait annoncé mercredi que la Géorgie allait réduire ses liens avec la Russie, ne laissant que deux diplomates en poste à Moscou. Des centaines de milliers de Géorgiens vivent en Russie.

Le texte, formulé en sept points, déclare aussi l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud «territoires occupés par la Russie», et réaffirme l'engagement géorgien à respecter l'accord de cessez-le-feu signé par Moscou et Tbilissi.

Forces «illégales»

Selon le document, toutes les «unités militaires étrangères» en Géorgie sont désormais considérées comme «des forces armées illégales». Le Parlement demande aussi l'ouverture d'une enquête contre les forces russes accusées de «nettoyage ethnique» en Abkhazie et en Ossétie du Sud.

Enfin, les députés demandent aussi l'annulation des accords régissant la présence de forces russes de maintien de la paix dans les régions séparatistes.

La Russie disposent de soldats de la paix en Ossétie du Sud et en Abkhazie depuis le début des années 1990, suite à de courtes guerres depuis lesquelles ces territoires sont de facto indépendants.

Selon l'accord de cessez-le-feu, la Russie peut maintenir des forces dites de la paix sur le territoire géorgien, au-delà des terres abkhaze et ossète, dans l'attente de la mise en place «d'un mécanisme international» pour les remplacer.

(ats)

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