Japon: Le Parlement vote une loi antiterroriste critiquée
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JaponLe Parlement vote une loi antiterroriste critiquée

Le gouvernement japonais est passé en force jeudi sur ce projet qui suscite l'inquiétude quant aux libertés individuelles.

Le gouvernement a passé outre les procédures législatives habituelles pour faire voter en force le texte au Sénat aux premières heures de la matinée, trois semaines après avoir été entériné par la chambre basse. (Jeudi 15 juin 2017)

Le gouvernement a passé outre les procédures législatives habituelles pour faire voter en force le texte au Sénat aux premières heures de la matinée, trois semaines après avoir été entériné par la chambre basse. (Jeudi 15 juin 2017)

Le Parlement japonais a adopté jeudi une loi contre la préparation en bande organisée d'attentats ou d'autres actes criminels. Le projet a suscité de nombreuses protestations de citoyens et d'experts sur fond d'inquiétude pour les libertés individuelles.

Le gouvernement a passé outre les procédures législatives habituelles pour faire voter en force le texte au Sénat aux premières heures de la matinée, trois semaines après avoir été entériné par la chambre basse.

Motion de défiance contre Shinzo Abe

Tout au long de la nuit, l'opposition a tenté de retarder l'échéance en déposant une motion de défiance contre le gouvernement conservateur de Shinzo Abe et une motion de censure contre le ministre de la justice Katsutoshi Kaneda.

L'exécutif justifie une telle législation par des questions de sécurité à l'approche des jeux Olympiques de 2020 à Tokyo. Il y voit aussi un passage obligé pour la mise en oeuvre de la convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée, signée en 2000 par le Japon.

Ce texte permettra la mise en examen d'une personne ou d'un groupe de personnes pour participation à la préparation ou la réalisation d'actions terroristes ou criminelles. Mais les organisations de défense des droits, l'ordre national des avocats et de nombreux universitaires estiment que son objectif peut être dévié afin d'autoriser des écoutes de citoyens innocents ou de restreindre des libertés pourtant garanties par la constitution.

Manifestations contre ce texte

Des milliers de Japonais sont descendus dans la rue ces dernières semaines pour dénoncer le projet de loi, révisé à plusieurs reprises au fil des ans après avoir essuyé des rejets.

La dernière version, approuvée jeudi, réduit le nombre de crimes et délits visés à quelque 270. Plus de 600 délits non liés au terrorisme ou au crime organisé dans les précédentes versions avaient attiré la critique. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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