23.12.2016 à 18:36

Pays-BasLe parquet fait appel de la condamnation de Wilders

Le politicien avait été reconnu coupable de discrimination mais le tribunal ne lui avait infligé aucune peine.

Dans sa campagne en vue des prochaines élections, le leader populiste a notamment promis «moins de Marocains aux Pays-Bas».

Dans sa campagne en vue des prochaines élections, le leader populiste a notamment promis «moins de Marocains aux Pays-Bas».

Keystone/Archives

Le parquet néerlandais a annoncé vendredi faire appel du verdict d'un tribunal local qui, au début décembre, a reconnu le leader populiste Geert Wilders coupable de discrimination sans toutefois lui infliger de peine, selon la télévision publique NOS.

Le député anti-islam est en tête dans les intentions de vote pour les législatives de mars prochain. Et sa cote grimpe encore depuis ce procès, le 9 décembre dernier, où il a été reconnu coupable de discrimination pour avoir promis, après les élections municipales de mars 2014, «moins de Marocains» aux Pays-Bas.

Après trois semaines d'un procès qu'il a presque tout le temps boycotté, les trois juges ont estimé que les déclarations du député à la chevelure bouffante et peroxydée «ont incité d'autres personnes à discriminer les personnes d'origine marocaine».

Le député de 53 ans n'a toutefois écopé d'aucune peine alors que le parquet avait requis une amende de 5000 euros. Dans cette affaire, «la question la plus importante était de savoir si Monsieur Wilders est allé trop loin et ce jugement répond à cette question», a ajouté le juge énonçant le verdict. «La chambre estime donc que justice a été rendue et aucune peine n'est imposée.»

Réexamen du verdict réclamé

«Le parquet estime que le verdict doit être rééxaminé en ce qui concerne l'amende», a indiqué NOS citant un responsable anonyme du ministère public.

La défense de Geert Wilders avait elle aussi indiqué, à l'issue du procès, qu'elle ferait appel.

D'après un récent sondage, si les élections législatives se déroulaient cette semaine, le Parti de la liberté (PVV) de Wilders deviendrait la première formation politique des Pays-Bas avec 36 sièges sur les 150 que compte la chambre basse du parlement. Le PVV y dispose actuellement de 12 sièges.

Il a notamment promis de confisquer les corans, de fermer des mosquées et des écoles islamiques, de boucler les frontières et d'interdire l'arrivée de migrants en provenance de pays musulmans. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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