Bolivie: Le parquet réclame à nouveau l’arrestation d’Evo Morales
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BolivieLe parquet réclame à nouveau l’arrestation d’Evo Morales

L’ex-président bolivien, réfugié en Argentine, est désormais accusé de délits présumés de terrorisme et de leur financement par le parquet bolivien.

Evo Morales le 7 mars 2020 en Argentine.

Evo Morales le 7 mars 2020 en Argentine.

AFP

Le procureur général bolivien a accusé lundi l’ancien président Evo Morales, réfugié en Argentine, de délits présumés de terrorisme et de leur financement. Il a de nouveau demandé son arrestation.

La plainte contre Evo Morales (2006-2019) porte sur «les infractions de financement du terrorisme et de terrorisme pour avoir prétendument coordonné» un «blocus alimentaire et l’encerclement des capitales (chefs-lieux des régions boliviennes) pendant les conflits de 2019», a indiqué le parquet dans un communiqué.

Depuis son exil, l’ancien président a rejeté l’accusation: «illégalement et de manière inconstitutionnelle, le parquet de La Paz a l’intention de m’inculper de terrorisme» sur la base de preuves altérées, a-t-il écrit sur Twitter. Il a affirmé que l’accusation était «une preuve supplémentaire de la persécution politique systématique du gouvernement de facto», faisant référence à l’administration de la présidente par intérim Jeanine Añez.

Élections générales en septembre

C’est la deuxième fois que le parquet général demande l’arrestation de l’ex-président Morales. En décembre, il avait demandé son arrestation pour sédition et terrorisme pour les mêmes faits. Il a ensuite annoncé qu’il demanderait son arrestation auprès d’Interpol, mais sans suite. En février, le parquet a ouvert une autre enquête contre lui pour fraude électorale présumée, mais jusqu’à présent il n’y a pas eu de suites non plus.

Le gouvernement, que dirige Jeanine Añez, accuse régulièrement le Mouvement vers le socialisme (MAS), le parti d’Evo Morales, de faire monter le mécontentement au sein de la population bolivienne.

Le pouvoir a intensifié ses attaques contre le MAS, qui détient une large majorité dans chacune des deux chambres du parlement bolivien, dans la perspective des élections générales qui doivent se tenir le 6 septembre.

Jeanine Añez, une sénatrice de droite, est devenue présidente par intérim après la démission en novembre 2019 du socialiste Evo Morales et son départ pour l’exil. Elle est candidate à l’élection présidentielle de septembre.

(ATS/NXP)

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