Actualisé 08.02.2008 à 10:48

Le parti de Benazir Bhutto rejette cette conclusion

Les enquêteurs britanniques de Scotland Yard sont arrivés à la conclusion que la mort, dans un attentat-suicide le 27 décembre dernier, de l'ancien Premier ministre et leader de l'opposition Benazir Bhutto est due à l'explosion d'une bombe et non pas à une balle.

Une thèse réfutée par son parti mais accréditée par le gouvernement pakistanais.

Dans son rapport rendu public par le Haut Commissariat britannique à Islamabad, le légiste du ministre britannique de l'Intérieur, le Dr Nathaniel Cary, estime que la «seule cause plausible» de la blessure fatale à la tête subie par Benazir Bhutto est l'impact de la déflagration qui s'est produite alors que l'ancien Premier ministre saluait ses partisans depuis le toit ouvrant de son véhicule après une réunion électorale.

«A mon avis, Mohtarma Benazir Bhutto est morte d'une grave blessure à la tête consécutive à l'explosion de la bombe et en raison de l'impact de sa tête contre le toit ouvrant, souligne le Dr Cary dans ses conclusions.

L'enquête diligentée par le gouvernement du président Pervez Musharraf était arrivé à la même conclusion peu après l'attentat. Ce que réfute catégoriquement le parti de Benazir Bhutto qui affirme qu'elle est morte d'une blessure par balle.

Jeudi, les autorités pakistanaises ont annoncé l'arrestation de deux nouveaux suspects dans cet assassinat. Les deux hommes ont été arrêtés à Rawalpindi, la ville-caserne près de la capitale Islamabad où l'ancien Premier ministre et leader de l'opposition avait été assassinée dans un attentat à la bombe et à l'arme automatique le 27 décembre dernier.

Le 20 janvier dernier, un adolescent de 15 ans avait été arrêté dans le cadre de l'enquête. Le suspect, Aitezaz Shah, avait déclaré aux enquêteurs qu'il faisait partie d'un commando de cinq hommes déployés à Rawalpindi. (ap)

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