Genève: Le parti de Macron accusé d'ingérence au bout du lac
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GenèveLe parti de Macron accusé d'ingérence au bout du lac

Taxé de «parasitisme» par La République En Marche! du président français, le parti Genève en Marche a mandaté une star du barreau pour se défendre.

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Keystone/Martial Trezzini

«Genève n'est plus une province de l'Empire, ni un département», ironise Marc Bonnant. Le célèbre avocat a été mandaté pour défendre le nouveau parti du député indépendant Eric Stauffer, Genève en Marche. Ce dernier a récemment été sommé de changer de nom par la formation du président français Emmanuel Macron, La République En Marche. Selon cette dernière, l'appellation choisie par le mouvement genevois relève du «parasitisme, au sens de la loi contre la concurrence déloyale».

Pour Me Bonnant, les termes «En Marche» ne sont pas protégés par la loi sur les marques et ne constituent nullement une concurrence déloyale. L'avocat note ainsi que les deux formations sont actives sur des territoires indépendants, différents, qui ne ciblent pas les mêmes citoyens. Il ne peut y avoir de confusion. «Les mots désignent simplement un mouvement tourné vers l'avenir. On aurait pu choisir: au galop! Je m'étonne d'une telle demande, que j'estime intrusive et dénuée de fondement».

Une fin de non-recevoir sera envoyée ce mercredi à La République En Marche!, «qui n'a aucune légitimité pour agir à l'étranger» . L'avocat genevois se dit prêt à saisir la justice si une interdiction du nom Genève En Marche devait être demandée.

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