Assemblée des délégués du PBD: Le parti vise dix sièges au Parlement fédéral en 2011
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Assemblée des délégués du PBDLe parti vise dix sièges au Parlement fédéral en 2011

Le Parti bourgeois-démocratique (PBD) suisse a tenu samedi la première assemblée des délégués de sa récente histoire.

L'occasion pour son président Hans Grunder de dévoiler les objectifs du parti pour les élections fédérales de 2011.

Le PBD vise au moins dix sièges sous la Coupole fédérale, contre six aujourd'hui - cinq au National et un au Conseil des Etats. La formation issue d'une scission avec l'UDC veut s'implanter dans treize cantons au moins, dont trois en Suisse romande, a déclaré le conseiller national bernois devant les délégués de son parti réunis à Thoune.

Hans Grunder s'est dit convaincu que le PBD peut dépasser les 4 % d'intentions de vote récemment pronostiqués pour les fédérales de 2011. Fort de 4500 membres, le PBD s'est à ce jour implanté dans neuf cantons, soit les Grisons, Berne, Glaris, Thurgovie, Argovie, St-Gall, Obwald, Zurich et le Valais.

Des sections sont en voie de formation à Soleure, Lucerne, Schwyz et Bâle-Campagne. En Suisse romande, le parti projette de prendre racine à Fribourg et Neuchâtel.

Pour le PBD, les principales échéances ont lieu l'an prochain avec les élections cantonales à Berne et dans les Grisons: il importe d'y faire bonne figure car ces scrutins ont une portée nationale, a précisé le président.

UBS et Tigris

La crise financière a également figuré au menu des préoccupations des orateurs. Pour Hans Grunder, la Confédération doit se retirer aussi vite que possible d'UBS. Le président du PBD estime par ailleurs que diviser la banque en plusieurs entités ne résoudra rien concernant la gestion des risques.

De son côté, Eveline Widmer-Schlumpf a fait une brève allusion à l'unité d'intervention rapide de la police judiciaire fédérale «Tigris». Sans la nommer, la conseillère fédérale a estimé que ce genre de dispositif n'est pas nécessaire.

La cheffe du département de justice et police a ordonné une enquête sur «Tigris», a-t-elle déclaré à la presse en marge de l'assemblée. Pour elle, la sécurité est l'affaire des cantons. Et d'exiger des structures de sécurité transparentes, sous la conduite des cantons.

Deux fois «oui»

Les délégués ont délivré leurs mots d'ordre en vue des prochaines votations fédérales, le 17 mai. A une écrasante majorité, ils ont suivi leur conseillère fédérale Eveline Widmer- Schlumpf, appelant à voter «oui» au nouveau passeport biométrique.

Par 45 voix contre 33, ils se sont prononcés en faveur du contre- projet à l'initiative sur les médecines complémentaires.

(ats)

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