Problèmes d'alcool: Le passage à la dépendance est souvent imperceptible

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Problèmes d'alcoolLe passage à la dépendance est souvent imperceptible

La Journée nationale sur les problèmes liés à l'alcool est placée cette année sous le thème «alcool: risque de dérapage».

Des organisme spécialisés dans les dépendances sensibiliseront le public jeudi dans toute la Suisse.

Le passage d'une consommation d'alcool modérée à une consommation problématique et à la dépendance s'effectue imperceptiblement. Les personnes touchées dérapent vers une consommation à risque lentement, par habitude et souvent sans même s'en rendre compte, écrit l'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA).

Selon elle, trois modes de consommation posent problème: une consommation chronique à risque - qui touche quelque 105 000 personnes en Suisse -, excessive ponctuelle - qui concerne plus de 930 000 personnes - ou inadaptée à la situation, par exemple sur la route ou au travail, estiment les spécialistes.

300 000 dépendants

La dépendance à l'alcool ne se définit pas par rapport à la quantité absorbée. Il s'agit d'une maladie dont le diagnostic s'effectue sur la base de critères reconnus au plan international. Selon les estimations disponibles, quelque 300 000 personnes sont dépendantes de l'alcool en Suisse.

Boire est souvent d'abord une habitude à laquelle on ne réfléchit pas. Alors que la plupart des personnes ne développent pas de problèmes liés à l'alcool, d'autres ne parviennent plus à se maîtriser, commandant une bière sans même se demander si elles en ont vraiment envie. C'est tout simplement devenu une routine, relève l'ISPA.

La frontière entre consommation à faible risque et consommation problématique est floue et varie selon les individus. L'âge, le sexe, l'état de santé, la quantité ou le contexte dans lequel on boit jouent un rôle.

Deux verres ça va

Tout en contribuant à lever les tabous qui entourent ce sujet et à encourager les personnes touchées et leurs proches à profiter des offres d'aide existantes, les organismes participant à la journée distribueront des mouchoirs en papier. Ceux-ci renvoient à un test disponible sur internet et permettant d'évaluer les risques éventuels de sa consommation d'alcool.

Selon l'ISPA, une consommation à faible risque correspond à deux verres par jour au maximum pour un homme adulte en bonne santé, respectivement un verre pour une femme. Ces quantités ne sont que des indications et n'ont pas valeur de normes.

Outre l'ISPA, la journée est organisée par le Groupement romand d'études des addictions (GREA) et ses homologues alémanique et tessinoise, ainsi que la Croix-Bleue, les Alcooliques Anonymes (AA) et la Société suisse de médecine de l'addiction.

NOTE:

(ats)

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