Actualisé 18.06.2019 à 07:19

Genève

Le patin trouve un accord mais perd son champion

Les tensions qui régnaient autour de l'école de patinage sont apaisées et un accord a été trouvé. Ça n'a pas été sans casse.

de
Lucie Fehlbaum
En 2017, la patinoire des Vernets a enregistré 113'000 entrées.

En 2017, la patinoire des Vernets a enregistré 113'000 entrées.

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Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? L'adage résume bien la débâcle de l'affaire de l'école de patinage de Genève, démarrée en 2016 et qui vient de trouver son épilogue.

Devant la presse lundi, Sami Kanaan, magistrat titulaire, a présenté le fonctionnement définitif du patinage artistique local. Un seul club, le Club des patineurs de Genève (CPG), coordonnera tout, comme pour tous les autres sports. Il gérera notamment le temps de glace, précieux. Les tarifs des six professeurs indépendants exerçant sur place ont été revus par la Ville.

La Ville regrette le lancement du concours

Toutefois, dans la crise, la patinoire a perdu Stéphane Lambiel. Ancien élève des Vernets, l'ex-champion du monde avait été évincé en 2016 après l'appel à projet du Service des sports. Ce dernier souhaitait «remettre de l'ordre» et imaginait une structure pédagogique. Le CPG figurait aussi au rang des perdants. L'Académie de patinage de Vanessa Gusmeroli, athlète olympique originaire d'Annecy (F), avait emporté haut la main le concours. La Ville a reconnu lundi qu'elle n'aurait jamais dû le lancer.

L'éviction du Valaisan Stéphane Lambiel avait fait grand bruit, sur fond de guerre d'ego et de racisme antifrançais. Trois recours, une pétition et une médiation n'avaient pas calmé les détracteurs de Vanessa Gusmeroli. Un groupe de travail a planché 18 mois pour parvenir à la formule présentée lundi. La championne a accepté de redevenir simple professeure. Stéphane Lambiel, lui, se concentre sur ses projets internationaux.

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