Grande-Bretagne: Le patron de BP entendu par des parlementaires
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Grande-BretagneLe patron de BP entendu par des parlementaires

Interrogé par une commission parlementaire britannique, le PDG sortant de BP, Tony Hayward, a défendu mercredi le bilan de son entreprise en matière de sécurité.

La sécurité chez BP est «au-dessus de la moyenne» dans l'industrie pétrolière, selon son Tony Hayward.

La sécurité chez BP est «au-dessus de la moyenne» dans l'industrie pétrolière, selon son Tony Hayward.

M. Hayward et le chef de la sécurité de BP, Mark Bly, auteur d'un rapport interne sur la marée noire provoquée par l'explosion le 20 avril de la plate-forme Deepwater Horizon, ont été interrogés sur les erreurs qui ont conduit au désastre.

«Durant votre mandat de PDG (...) nous avons eu la pire marée noire de l'histoire aux Etats-Unis», a déclaré le président de la Commission sur l'énergie et le changement climatique, le député conservateur Tim Yeo, à l'intention de M. Hayward. Ce dernier a défendu le bilan de BP en matière de sécurité, affirmant qu'il était «au-dessus de la moyenne» dans l'industrie pétrolière.

Le patron sortant de BP, qui sera remplacé le 1er octobre par l'Américain Bob Dudley, a également assuré que les entreprises du secteur tireraient les leçons de la catastrophe en améliorant la sécurité des plates-formes.

Mais il a estimé que la réponse à l'accident ne devait pas conduire à des demandes d'»interdictions universelles des forages en eau profonde». L'explosion de Deepwater Horizon, qui a fait 11 morts et libéré près de 800 millions de litres de pétrole, n'est pas due à «un seul facteur», a-t-il dit. Il a également affirmé que BP partageait la responsabilité de l'accident avec les sociétés Haliburton et Transocean.

La commission parlementaire doit se prononcer sur un éventuel renforcement de la réglementation sur les forages en Grande-Bretagne, et sur le bien-fondé du choix des autorités britanniques de ne pas suivre l'exemple du président américain Barack Obama, qui a imposé un moratoire sur les nouveaux forages en eau profonde.

Transocean et BP, qui exploitaient Deepwater Horizon, sont également présents en mer du Nord au large des côtes du Royaume-Uni, où l'on compte 24 plates-formes de forage et 280 installations pétrolières et gazières.

Après la marée noire dans le Golfe du Mexique, le gouvernement britannique a augmenté le nombre de fonctionnaires chargés d'inspecter les plates-formes, mais les écologistes estiment qu'un moratoire sur les forages est nécessaire. Ils soulignent qu'un rapport officiel a révélé le mois dernier une augmentation des incidents sur les plates-formes en mer du Nord. (ap)

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